RE TUE
du segment pylorique de plusieurs centimètres, il a entraîné
avec lui l’anastomose qui répond maintenant à sa partie la
plus déclive.
Drain.
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Suiles opéraloires. — Shock pendant les quarante-huit heures : quisuivent, peu de vomissements chloroformiques.
Cicatrisation normale.
Douleur sourde et léger suintement purulent persistant par le trajet du drain ; on refoule un fragment de l’épiploon qui a suivi le drain.
29 juin. — Température 389,8, douleurs vives survenant brusquement à l'endroit habituellement douloureux, un peu à droite de la ligne médiane, au voisinage dutrajet du drain. Le lendemain, la température se maintient élevée; on retire par le trajet un fragment volumineux d’épiploon sphacélé.
1er juillet. — Température baisse à 379, la suppuration persiste encore, Ia malade s’alimente progressivement sans difficultés et commence à se lever. Les forces reviennent lentemént, le teint se colore.
Sortie le 23 juillet. — Etat général satisfaisant, la plaie est cicatrisée. On prescrit un régime alimentaire.
Dans cette observation, les indications à faire l’exclusion sont : l'insuffisance de la gastro-entérostomie antérieure, la périgastrite immobilisant un estomac ptosé en mauvaise position et empêchant son évacuation.
Dès la première intervention, il y avait des indications à l’exclusion qui aurait pu peut-être prévenir le retour des troubles.
40 LES HÉMORRAGIES. — Les hémorragies sous la forme d’hématémèses abondantes, profuses, n’indiquent pas, pour la plupart ges chirurgiens, une intervention opératoire. La mortalité des interventions est très élevée et nous pensons qu'il faut s’en tenir au traitement médical,
« Quand il s’agit, dit M. Duval (1), d’hémorragies répétées
(1) Duvar. Jn Précis de pathol.:chirurg., T.: III, p. 382.
CELÀ Ces
ne cédant pas au traitement médical, il faut intervenir avant que le malade soit trop anémié. ES ae
Comment faut-il intervenir?
Ici les indications sont imprécises. On a préconisé la gastrotomie suivie d'exploration complète de la muqueuse pour reconnaître la source del’hémorragie et en faire Phémostase directe. Bien souvent, celle-ci n’a pu être reconnue et, dans d’autres cas, l’hémostase n’a pu être pratiquée directement sur l’ulcère calleux; parfois il est possible de recon-
naître le siège de l’ulcère, soit par la simple palpation, soit :
par la € rougeur en flamme » de la séreuse à son niveau (Von Hacker) et de pratiquer l’hémostase de l’ulcère siégeant au pylore ou à la petite courbure en liant les artères coronaires et pyloriques (Witzel). En somme, l’hémostase peut se faire par voie directe après gastrotomie ou par voie indirecte sans
gastrotomie par ligature dés artères des courbures.
Certains chirurgiens, devant les difficultés d’exécution ou l'incertitude de ces divers procédés, :préconisent Pemploi de la gastro-entérostomie qui mettrait l'estomac au repos. » : Da
Nous avons vu que lexclusion, bien mieux encore que la gastro-entérostomie, réalise cette indication. :
Dès 1904, M. le professeur Quénu (1) met en lumière cette indication de l'exclusion. d'A da eu 2
€ En dehors de la jéjunostomie, dit-il, je ne verrai théoriquement à conseiller que la gastrotomie. J'entends qu'entre deux ligatures on sectionnerait l'estomac dont chaque
tranche serait, bien entendu, mvaginée et suturée. L’estomac
serait divisé en deux segments, l’un ne renfermant que l’ulcère,
l’autre comprenant le reste de l’estomac et la bouche gastrojéjunale. » | | ;
ge . n % 5 ê Ÿ ER L'indication de l'exclusion nous paraît aussi bien s'étendre aux Cas où l’ulcère saignant est stomacal. Dansles hémorragies,
(1) QUÉNU. Bull. soc. chirurgie, 4 mai 1904, p. 455.