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(1) Récueillie par M. Papin, interne de M. Delagénière.
= DV en L
À 39 ans, la malade voit ces crises se renouveler plus souvent sans trouver aucun changement dans les symptômes, pas de douleurs en un point localisé, ni spontanées ni à la pression, jamais de renvoi acide le matin, jamais de brûlures.
Jusqu'à il ya huit jours, la malade reste dans lemême état; elle nous dit cependant avoir ressenti quelques douleurs au creux épigastrique, un peu à gauche, mais sans préciser.
Le 3 oclobre dernier, en se levant (sans avoir éprouvé aucune. douleur), la malade se sent affaiblie, elle va àla selle et remarque que ses selles sont noireset liquides, gluantes,comparables à de la suie, à du goudron, elle a trois melænas semblables dans la matinée, et se rend chez son médecin qui lui prescrit le repos absolu. R
Le 4 octobre, à son réveil, la malade a une syncope et une sensation de Chaleur dans l'estomac, et elle vomit une quantité de sang rouge qu’elle évalue à deux verres.
La malade se plains, d’une douleur irradiée dans les lombes.
Entrée à l hôpital. — Le médecin appelé d'urgence la dirige sur l'hôpital où immédiatement on lui fait du sérum, une injection d’ergotine et des applications de glace sur le ventre.
Elai actuel. — Inspection. Malade très amaigrie, muqueuses décolorées. Subictère des conjonctives.
Poumons paraissant normaux, cependant expiration légèrement prolongée au sommet droite
Appareil urinaire: ni sucre, ni albumine dans les urines.
Appareil circulatoire : pouls 120, filant.
- Inspection de l'abdomen, ventre en bateau.
Palpalion. — On trouve une douleur diffuse dans tout l’épigastre avec un point très net en dehorsde laligne médiane, point très douloureux à la pression. Le reste de l'abdomen n’est pas douloureux:
= A la percussion. — L’abdomen est born météorisé.
Auscultation. — On entend un peu de clapotement.…
À son arrivée, la malade est très faible et on lui fait 500 grammes de sérum, des injections d'huile camphrée, glace sur le ventre; soignée pendant cinq jours, du 6 au 11 octobre,date de
son opération. Le 10, on lui fait un lavage d’ estomac, mais elle refuse celui du matin de l’ opération.
11 octobre. — Opéralion. — On trouve un ulcère prépylorique postérieur saignant.
> Le docteur Delagénière fait une gastro-entérostomie transmésocolique verticale et l'exclusion du pylore.
Suites opératoires. — La malade sent son estomac ballonné ;
on lui fait un lavage d'estomac, elle en éprouve un soulage-
. ment. AR PAT deux rs d'estomac. La malade n’a Jamais vomi depuis l'opération.
Le 13. — Lavements, melæna (probablement sang de l'opération); lait coupé d’eau de Vichy comme nourriture, Le 14. — Lait; la malade commence à se sentir plus forte; Le 15. — Selle à la suite lavement purgatif, selle normale. Le 18. — La malade commence à manger, régime appro-
prié; les symptômes disparaissent, et la malade a tellement meilleure mine que ses parents ne la reconnaissent pas. Depuis, une selle chaque jour, même pas hémorragie occulte, La malade quitte l'hôpital le 26, guérie.
Nous avons, vu nous-même cette malade, son état général semblait parfait.
CIE -ÆPIT: Communiquée par M. DELAGÉNIÈRE (inédile). Ulcère de La face postérieure du pylore. — Exclusion du pylore. - — Hémorragie récente. — Guérison.
J.-J. B.., 69 ans, charpentier, habitant Le Lude (Sarthe).
Anltécédents héréditaires. — Père mort à 76 ans.
Mère morte à 61 ans d’un cancer de la face.
Anlécédents personnels. — N’a jamais été malade; quelques chutes d’échafaudage sans suites graves. Constitution robuste.
A signaler de sérieux excès de boisson jusqu’en 1902 » Époque du DRSRRICE accident hémorragique : le malade buvait par jour
jusqu’à 6 litres de vin.
- Au commencement de 1902, il ressent pour la Drenièra, fois des troubles dyspéptiques consistant en une pesanteur gastrique, deux à trois heures après les repas et en régurgitations