AU
ÇQPtois, IVJrt.
150 LE CHOLÉBA.
<K On verse alors quelques gouttes du liquide fernientescible sur la « surface polie du plâtre, où on Tétend rapidement. On dépose « alors le plâtre dans Feau d'imbibition et on recouvre ensuite le <K tout d'une plaque de verre, pour empêcher autant que possible le tt contact des poussières et des spores qui flottent dans l'air. »
Il est évident que cette manière d'opérer ne pouvait me garantir de tout danger : excellente, quand il s'agit des ferments ordinaires» elle ne pouvait préserver ni mon voisinage, ni moi, s'il y avait réellement du danger dans mes études.
C'est pour parer à ce danger que j'ai fait monter Tappareil repré* sente par le dessin ci-joint et dont voici la description. (F. la planche).
Le bloc de plâtre d préparé comme il a été dit plus baut se pose sur un socle imperméable c, traversé de trois tubes dont nu g, laisse arriver l'eau chaude qu'on doit introduire dans l'appareil, tant pour y éleveret maintenir la température que pour fournir aux végétaux en culture l'humidité qui leur est aussi nécessaire; un second tube n permet de vider l'appareil, soit que la première eau se soit refroidie, soit qu'on ait besoin d'avoir de la sécheresse ; le troisième tube f qui monte jusqu au niveau de la face supérieure du bloc à culture, est contourné sur lui-même en forme de Set sa surface de section est dirigée obliquement vers le paroi de la cloche à douille 6 qui recouvre l'appareil.
Une cloche à douille h se vissant par sa base sur le socle dont nous venons de donner la description, est munie à sa partie supérieure d'une douille fermée par un bouchon en caoutchouc ; à rintérieur de la cloche se trouve collé contre la paroi, un thermomètre e dont la partie inférieure plonge en entier dans l'eau d'immersion pour indiquer les variations de température.
Le bouchon en caoutchouc est traversé à niveau par un tube recourbé t, auquel viennent s'adapter, à l'aide d'un tube en caoutchouc, les différents appareils à expérience dont on peut avoir besoin.
Oh
Enilo, j'ai adapté à l'appareil de culture une pompe foulante à air comprimé a, de J. Marie, pompe de grande puissance, que l'on met eu communication en f avec le premier appareil.
Les choses étant en place, la cloche bien lutée sur le socle, et la culture marchant convenablement^ ce que Ton peut voir facilement à travers les parois de la cloche, si Ton veut essayer ou étudier directement les produits qui se sont formés à la surface du plâtre d, on commence par vider l'eau qui se trouve enfermée [dans l'appareil, puis fermant le robinet n, on comprime de l'air dans le réservoir de la pompe a et on le laisse arriver par f dans la cloche.
Grâce à la forme du tube f, le courant d'air court le long des parois de la cloche, forme dans celle-ci une trombe qui monte vers le tube de sortie i et s'échappe par celui-ci, entraînant avec lui les corps légers que, dans son tourbillon, il a saisi sous la cloche.
C'est alors que ces matières sont reçues, soit sur une plaque de verre légèrement enduite de matière agglutinative, si Ton veut étudier ces objets au microscope, soit dans un appareil à respiration tel que le représente la figure, si l'on veut faire respirer à un animal les produits obtenus, soit enfin sur tout autre appareil nécessaire aux expériences voulues.
Le robinet de / sert à graduer l'intensité du courant qu'on ne fera jamais assez fort pour balayer complètement la surface du bloc d, à moins que l'expérience soit terminée.
Dauet. ^1
CULTUHE DES BAOTÉRUDJLES
Pour cultiver les bactéridies dont nous avons donné Tétude, nous ne nous sommes servis d'aucun appareil.
Le sang renfermant les bactéridies, a été délayé dans une petite quantité d'eau distillée, essayée d'avance, et le mélange filtré à travers trois papiers Joseph.
Les bactéridies passent tacilement; mêlant alors ce liquide à un blanc d'œuf bien frais, nous avons recueilli cette solution dans une petite bouteille fermée à Fémeri, et mis dans la poche de notre pantalon, pendant le jour, et pendant la nuit sous l'oreiller de notre lit.
C'est dans ces conditions que nous avons vu se développer la bactéridie pendant trois jours, et ce n'est que le quatrième jour que nous avons constaté la présence de bactéries. Ce n'est que le quinzième jour de Texpérience, que le dessin micrographique a été fait tel que nous le donnons, mais tous les jours, nous avions eu soin de dessiner quelques spécimens, et fait les études des changements de température, qui nous ont aidés à tirer nos conclusions.
TTXBES
POUR BECUEILLIR ET CONSEBVER LES LIQUIDES A L'ABBI DE L^AIB.
La planche qui suit représente les différents tubes dont je me sers pour mes recherches micrographiques sur les liquides qui doivent être recueillis et consenrés à Tabri de Tair. Il suffit d'en Toir le dessin pour comprendre les avantages résultant de leur usage.
Voici cependant comment on s'en sert :
Brisant une des extrémités du tube, on chauffe légèrement Tampoule centrale, et grâce au vide qui s'y opère, on y fait monter quelques gouttes d'eau distillée, en plongeant l'extrémité brisée dans un réservoir.
Si l'on veut recueillir des liquides contenus dans une poche en^ kystée, par exemple, on incise légèrement les membranes extérieures de la tumeur, sans cependant perforer celle-ci.
Chauffant alors fortement Tampoule du tube, on en fait échapper l'eau par évaporation, et quand il n'y a plus que de la vapeur, on introduit Textrémité du tube dans la tumeur dont il crève la dernière membrane et le liquide monte rapidement dans l'ampoule qui s'est refroidie.
On a soin de ne laisser remplir celle-ci qu'à moitié, et avant de sortir l'extrémité du tube de la tumeur, d'un coup de chalumeau on ferme celui-ci en dehors.
Poar étadier aa microscope le liquide enfermé dans cet appareil sans l'en faire sortir, il suffit d'échanffer Tamponle centrale à la main ; le liquide monte dans Famponle plate, dont la forme permet toutes les études an microscope.
fûi contraire, si l'ou yeut étudier à Fair libre» en conservant le liquide à Tabri de l'air, on fait monter le liquide jusqu'à une extrémité que Ton brise et on ferme ao-dessus^ au chalumeau*
Quant aux ampoules que nous avons fait souffler pour renfermer l'eau distillée propre aux expériences micrographiques, le dessin cijoint en fera saisir à tous Futilité.
TABLE DES MÂTlàaES*
• •• ». jr :r."T» .■. • »jr- «'■ i
Préface. —Ames confrères,. ..,..<**• 1 Ayant-propos *♦.*♦. .fé 1
DuCHOLfelA •....,*
— Causes prédisposantes. ...••, Symptomatologie
— Algidité • • «
— Lésions cadavériques • • • • •
ÉnOLOGIE ••••••Itfr
De l'oïdium rencontré chez le» ciioIMqifetf. # . < i *
J^ planche. Oïdium ,,,...
' — Les déjections des cholériques. ••••..•
Des MICR0Z0A.1BES ET DES MiCBOPHYTES renoofttré» ehes les cholériques. .••.•»#.###i*
IK planche. Proto-oi^gainsnftes ^ oontkniMni te pltts fMk yent le» déjections des cholériques
Des FBRMéNts AtcoolÏJQtrfô renôduit^és claùs les matières des cholérique^
— Division des fevmentatioD»..« Fermentation alcoolique. •
— Da iÈiefiXf9écm céfma^.
•:-> Du mycodéttài Vnli. • •
— Du mycoderma àceti. .
in« plaoehe. La fermentatio» alcoolique.
Fermentation imoffiom et mGSM^jdMk» ohw M cMMiSquefk i ir *^ è < * *
fi
Des lacRozoAiBES dans la fermentation pittside. ... 39
~ Expériences *••• »
IV* planche. La fermentation putride »
Études sur les microzoaikes ' 45
Expériences sur la vUeUiru dé VeBuf. 47
Microzoaibes dans les œufis malades 49
Uicrozoairei et membranes mortes 51
Microzoaibes et mebibbanes hxtmaines fraîches. ... 53
— Expériences 54
Des fermentations secondaires 57
Y« planche. Les ferments parasites dans les vins malades. . »
Bactérie ET Bactéridib *• 63
Yh planche représentant ces proto-organismes »
— Ozone 69
— Miasmes. — Exhalaisons terrestres 70
Propagation • . . . 71
-— Le choléra est un empoisonnement 78
Prophylaxie 81
De l'alimentation insuffisante, comme cause prédisposante au choléra 87
— De Talimentation suffisante et insuffisante 89
— Effets de l'alimentation insuffisante sur l'homme. . . 90
— Inanisation •••••. 91
— Lésions cadavériques chez l'homme mort d'inanition. . 93
— Résumé synoptique des dérangements physiologiques et des phénomènes morbides que l'on constate chez l'homme soumis à l'insuffisante alimentation et chez le cholérique 95
— Résumé S3moptique des lésions que Ton trouve chez l'homme mort dlnanition et chez le cholérique. ... 96
— Appréciation des faits consignés dans les deux tableaux synoptiques •••. 97
— Influence de Talimentation insuffisante sur la mortalité
en général et sur le développement du choléra.. , . 98
— État de la mortalité occasionnée par le choléra en 1849. 102
— Épidémie en 1853-1854 103
— État des décès cholériques en 1853-54 avec indication
du prix moyen du blé en ces années-là 104
— Épidémie de 1855 ^
— État des décès cholériques en 1855., • . . • . 105
— Résultats des secours alimentaires pendant les épidémies de choléra 106
— Etat statistique des malades et décès cholériques dans
la commune de Bruges en 1855 111
— État récapitulatif, par commune, des cas et décès cholériques dans le département des Landes 113
Tbaitement 117
— Période d'invasion. • • 118
Observation d'un cas de choléra algide. — ^Emploi du chloral. 121
Du SULFATE DE QUININE dans le choléra. — Expériences . . 127
De l'alcool dans le traitement du choléra 131
Action physiologique de Falcool, — Expériences 133
Mode d'emploi de l'alcool 143
Conclusions 147
Culture des microphytes 149
VU» planche. Appareil de culture des microphytes. ...»
Culture des bactéridies. 151
VUIc planche. Tubes pour recueillir et conserver les liquides à l'abri de Taii' »