CONCLUSIONS
Des diverses recherches entreprises en ces dernières années sur les propriétés antiseptiques du formol, il résulte que cet agent joint à une grande puissance antiseptique une action défertilisatrice considérable.
Il possède en outre des propriètès chimiques - importantes. À l'encontre, en effet, de la plupart des antiseptitiques liquides, il est peu toxique et ne coagule pas les albuminoïdes.
Le formol est très diffusible. A la température ordinaire, il émet des vapeurs jouissant elles ausssi d’un pouvoir antiseptique remarquable.
Toutes ces raisons justifient l'emploi de Paldéhyde formique dans le traitement des dacryvocystites, ces dernières possédant entre autres caractères celui d’être très rebelles à la plupart des traitements par les antiseptiques.
Les parois du sac lacrymal, dans les suppurations de ce conduit, sont toujours criblées de nombreuses anfractuosités. Tous ces replis sont un lieu d'habitat des germes infectieux. En raison de son extrême diffusibilité, en raison aussi des vapeurs antiseptiques qu’il émet, le formol pénêtre dans les diverticula du sac enflammé, détrui-
sant les germes pathogènes cachés dans leur profondeur.
La solution de formaldéhyde n’a pas l’action irritante que l'on a selon nous exagérée. [ne produit qu'un picotement assez vif mais passager que l'on peut d’ailleurs souvent èviter. À cet eflet, il nous a suffi dans la plupart des cas d’insensibiliser la conjonctive; le contact du formol avec la surface conjonctivale étant, d’après nos remarques, la principale cause de cette douleur.
Avant de pousser l'injection dans le sac lacrymal, on désinfectera les parties voisines avec une solution faible à 1/1000.
Quant aux injections dans l’intérieur du canal, on les pratiquera avec une solution à 1/200. Mais un point sur lequel nous ne saurions trop insister c’est que le traitement devra toujours être rigoureusement suivi.
Les malades seront revus trois fois par semaine jusqu’à guérison complète et à chaque séance on injectera dans le sac la moitié environ du contenu d’une seringue d’Anel.
Vu par le Président de la thèse,
CORNIL.
Vu : le Doyen, BROUARDEL.
Vu et permis d'imprimer, Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris,
GREÉABRP,