‹ Des Injections de Formol dans le Traitement des Suppurations LacrymalesChapitre 6 sur 21 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Le formol a été obtenu pour la première fois en 1868 par W. Hoffmann. Ce corps reste à peine étudié jusqu’en 1888, époque à laquelle Læw appelle l'attention sur ses propriètés antiseptiques.

La même année, remarquant que les phènomènes de putréfaction ne se produisent point dans une urine additionnée de quelques parcelles de ce corps, Trillat commence ses expériences sur laldéhyde formique et ne tarde pas à conclure aux propriétés stérilisantes et microbicides de cet agent. En 1892, dans un compte-rendu de l’'Acadèmie des Sciences, le même auteur reprend la question, et quelques mois plus tard en collaboration avec Berlioz, fait paraître une note sur les propriètès bactéricides des vapeurs de formol. Après Berlioz et Trillat, Aronson, la même année, entreprend une sèrie d’expèriences sur ce nouvel agent antiseptique et examine en particulier ses propriétés toxiques sur divers animaux, le cobaye et la souris blanche notamment. Trillat et Aronson obtiennent des résultats complétement différents et ne permettant guère d’avoir une exacte notion de cette toxicitée. Les recherches de Blum père et fils qui reprennent

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la question la même année ne sont pas plus concluantes.

Tous ces divers auteurs cependant s'accordaient à constater la valeur antiseptique du formol, lorsqu’en septembre 1892, une remarque faite par M. Duclaux à l’Institut Pasteur et publiée dans les Annales de l'Institut vint fixer de nouveau l’attention sur les propriètes microbicides du formol : « Une semence d’aspergillus niger, « conservée dans un flacon à deux tubulures, était restée < dans un coin du laboratoire pendant vingt ans sans s’al- « térer. Ce liquide examiné contenait par litre O0 gr. 9 « d'acide formique qui avait pris naissance sous l’action « combinée de la lumière et de l'oxygène de l'air. » Aussi MM. Duclaux et Pottevin étudiérent-ils l’action antisep-

tique de l'acide formique et conclurent de leurs recher-

ches au pouvoir antifermentescible de ce corps.

Quelques mois plus tard, en juillet 1893, M. Valude tente l’emploi du formol comme antiseptique dans les infections du globe oculaire, après quelques expériences faites avec M. Dubief sur des malades devant être opérès de la

cataracte. « La veille, nous dit-il, on nettoyait soigneuse-

« ment un œil avec le sublimé, un autre avec le formol.

© « Sur 16 tubes ensemencés avec les produits conjoncti-

« vaux des yeux traités par l’aldéhyde ‘formique, 2 seu- « lement ont cultivé, 14 sont restés stériles; avec le « sublimé, au contraire, nous avons obtenu une propor- « tion de tubes ayant cultivé aussi forte que de tubes sté- « riles. » Ces résultats de laboratoire devaient être le point de départ de l'application du formol à certaines affections oculaires. M. Valude, en effet, dans un cas de dacryocystite chez un malade porteur en même temps

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