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d'une cataracte, obtint l'arrêt de l'infection et la guérison normale par l'emploi d’un collyre au formol.
Aprés M. Valude, M. Mariot dans sa thèse a repris l'étude de cet antiseptique. « Il suffit, dit-il, d’une pro- « portion infime 1/50000 d’aldéhyde formique dans un « bouillon pour que celui-ci soit stérilisé au moins pen- « dant 48 heures après l’addition de l'agent étudié. » Malheureusement cet auteur ne peut émettre que des vues théoriques, n'ayant jamais employé ce corps dans la pratique et ne pouvant par suite se prononcer sur la valeur thérapeutique de cet agent. ë
Plus rècemment, M. Henry Pottevin, dans les Annales de l’Institut Pasleur (Novembre 1894), a repris les expériences de Berlioz et Trillat. Ses recherches sont pleines d'intérêt car elles nous donnent des notions sur l’action irritante de ce corps qui serait considérable d’après l’auteur, et sur la toxicité des vapeurs émises par les solutions concentrées, vapeurs qui seraient très dangereuses à respirer. « Aussi, dit M. H. Pottevin, l’aldéhyde formique ne « devra être employé dans la pratique qu'avec une extrême « prudence. »
Dans un article publié dans les Ananles de Micrographie il y a quelques mois à peine, M. Miquel à fait une étude remarquable de Paldéhyde formique. D'après lui, pas « une bactérie des poussières ni une spore du bacille du « Charbon n’échappent à l'action éminemment antisepti- « que de l’aldéhyde mêthylique. » Lesexpériences de l'auteur ont surtout portésur les spores de la bactéridie charbonneuse; elles nous montrent « la facon dont se com-
« portent ces spores vis-à-vis des solutions de plus en plus
« diluées de formaldéhyde. » M. Miquel insiste en particulier sur la propriété que possède le formol d’être très diffusible et de pènètrer ainsi profondèment au sein même des tissus.
Citons aussi la thèse inaugurale de M. L. Olivier sur l'emploi du formol en thérapeutique oculaire. Dans ce travail, les recherches de l'auteur ont surtout trait à l'application de cet antiseptique dans le traitement des ophtalmies purulentes, de la conjonctivite purulente et de la conjonctivite catarrhale. Pour M. Olivier, le for— mol est un stérilisateur puissant et un microbicide énergique dans les infections oculaires citèes plus haut. L'ophtalmie purulente, en particulier, par des lavages de formol à 1/1000 et des instillations d’un collyre à 1/200 perd rapidement de son intensité; et, dans le traitement de cette affection, l'auteur pense que le formol, sans être aussi énergique que le nitrate d'argent, est peut-être supérieur à ce dernier vu qu’il n’a point comme lui de puissance ulcérative.
Mentionnons, en terminant, un excellent article de M. G. Bardet, paru dans le Bullelin général de thèrapeulique (15 avril 1895). Cet auteur voudrait voir employer plus souvent, daus la pratiqu? médicale, Faldéhyde formique qui constitue, selon lui, « une sorte de
sublimé inoffensif. »
AMBLARD