‹ Des Injections Intra-Rectales de Solutions Salines: Dans les Hémorragies, le Shock et les InfectionsChapitre 3 sur 18 · ÉMOIRE DE MON PÈRE · texte numérisé non relu

ÉMOIRE DE MON PÈRE

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À mon Président de Thèse

M. ze D' PONCET

Professeur de Clinique chirurgicale à la Faculté de Médecine de Lyon, Membre correspondant de l’Académie de Médecine. Chevalier de la Légion d'honneur.

À la veille d'entrer dans la carrière médicale, nous avons un devoir des plus agréables à remplir : celui de remercier nos maîtres de l'Ecole de Médecine et de l’Hépital de Grenoble qui nous ont aidé si puissamment dans nos études médicales de leur grand savoir et de leur expérience. Nous n’aurons garde d'oublier, dans la pratique journalière de l'art qu’ils nous ont enseiyné, leurs leçons et leurs avis. Nous tenons à leur offrir 1ci l'expression de notre profonde reconnaissance.

M. le D' Nicolas, professeur de Physolog'e, dont nous avons été pendant deux ans le préparateur, nous a appris, par son enseignement éclairé et par sa sollicitude de chaque jour, à aimer cette branche si importante de la médecine. Nous sommes heureux de pouvoir le remercer ici, ainsique M. le D' Bordier, directeur de l Ecole de médecine et de pharmacie de Grenoble, qui nous a, en maintes circonstances, témoigné un si bienverllant intérêt.

Nous devons à l’obligeance de M. le professeur Fochier, en même temps que des renseignements qui

nous ont été des plus précieux sur l’apphcation du pro-

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PDU cédé des injections 1ntra-rectales dans son service de la Charité, un certain nombre d'observations que l’on trouvera à la fin de ce travail. Nous l’en remercions bien vivement.

M. le professeur Poncet,qui a bien voulu nous inspirer le sujet de celte thèse, nous fait le grand honneur d'en accepter la présidence. Nous le prions d’agréer l’hom-

mage de notre respectueuse gratitude.

INTRODUCTON

L'emploi des solutions salines a pris ces dernières années, en thérapeutique, une place des plus importantes. Cette méthode à donné entre les mains des praticiens qui l’ont adoptée des succès très positifs, et ses indications paraissent devenir chaque jour plus nombreuses.

Tant en France qu’à l'étranger cette question, encore à l'étude à l'heure actuelle, a suscité toute une série de travaux et d'expériences.

Nous n’avons donc pas la prétention de faire œuvre nouvelle. En apportant à l’étude des liquides salins notre modeste contribution, nous n'avons pour but que de décrire et de préconiser un procédé d'introduction de ces solutions dans l’organisme, procédé qui paraît réunir à de réels avantages de simplicité, les mêmes résultats heureux des autres méthodes employées jusqu’à ce jour.

Dans le cours de ce travail, nous avons omis à dessein les dénominations de sérum artificiel et de solution physiologique appliquées par beaucoup d’auteurs aux solutions salines. Dans son édition de 1898, M. Landouzy dans ses leçons sur la sérothérapie artificielle maintient la premiere de ces appellations. Pour notre part, nous nous ran-

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geons complètement à l’avis de MM. Chauveau et Charrin! qui se sont élevés contre l’équivoque que peut entraîner le mot de sérum. Le sérum est en effet un liquide toxique, doué de propriétés nettement définies, et à l’heure actuelle où ces solutions comme les sérums sont entre toutes Les mains, cette désignation peut favoriser des erreurs et produire une confusion fâcheuse.

Nous ne conserverons pas davantage les mots solution physiologique qui ne peuvent s'appliquer dans tous les cas qu’à la solution de chlorure de sodium à 7 pour 1000. La composition de cés solutions salines étant variables suivant les auteurs, cette appellation nous a paru aussi inexacte que la première et nous avons dû la rejeter.

Voici maintenant de quelle façon nous avons compris l’économie de ce petit travail :

Après un court chapitre consacré à l’historique de la question, nous étudierons dans une premiere partie les solutions salines au double point de vue de leur action physiologique et de leurs effets cliniques.

Dans une deuxième partie, nous passerons en revue les diverses méthodes d'introduction de ces solutions dans l'organisme.

Nous exposerons enfin dans un dernier chapitre le procédé nouveau de l’injection intra-rectale, que nous accompagnerons d’un certain nombre d'observations.

1 Société de biologie, 18 mai 1896.

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