‹ Des institutions de bienfaisance publique et d'instruction primaire à RomeChapitre 36 sur 73 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

DU CONSERVATOIRE DE SAINTE-MARIE-Dü-REFUGE.

Alexandre Bussi, patricien de Viterbe, prêtre de l’oratoire, homme d’une grande piété et très aimé des papes Clément XI et Benoit XIII , fonda en mai 1703 , dans le Palais-tiriura, placé sur le Janicule, près de Saint- Onuphre , un refuge pour les femmes qui voudraient se livrer à la pénitence. Clément XI, à sa prière, lui donna pour supérieure immédiate de son œuvre la noble dame Marie- Victoirc-Ciccolini d’Osimo qui la dirigea pendant 46 ans. Le cardinal Marc-Antoine Colonna établit près du conservatoire un monastère de Thérésiennes, à vœux simples, afinquc les jeunes filles désireuses d’entrer au couvent , puissent le faire avec plus de facilité. Ce monastère ayant disparu, ses biens, suivant la volonté du cardinal, ont été réunis àamx du conservatoire. Celui-ci peut

aujourd’hui renfermer 25 personnes, y comprises une supérieure, 4 maîtresses et une tourière. On y reçoit les jeunes filles de 13 à 26 ans, orphelines et privées de soutien. L’usage des autres conservatoires romains, de recevoir leurs élèves plus jeunes encore afin de les mieux élever, est certainement très-louahle ; mais il est fort, utile aussi qu’il y ait un lieu comme celui dont nous parlons, pour sauver de tous périls des femmes un peu plus âgées. Outre les vingt-cinq jeunes personnes gratuitement entretenues , vingt-six autres pensionnaires sont admises moyennant. une rétribution mensuelle de 4 écus et demi, de sorte que la communauté est de 52 personnes , pour l’entretien desquelles 3,000 écus sont néoessaires.^^^r,; .

L’établissement a une église, ‘)im oratoire, uuréfeo* toire , des salles de travail, uu jar^^^une infirmer et des dortoirs. La nourriture est semblable à celle des autres conservatoires. L’uniforme noir est fourni par les élèves sur le salaire de leurs travaux en lingeries ,

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broderies et ornemené'sacrés. Le cardinal-vicaire est le principal supérieur de l’institut et y délègue un député ecclésiastique.

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