‹ Des institutions de bienfaisance publique et d'instruction primaire à RomeChapitre 40 sur 73 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

DU CONSERVATOIRE RORKOMEE.

Le cardinal Vitaliano Borromée, dernier membre de cette grande famille, qui fut revêtu de la pourpre, acheta, il y a cinquante ans, à l’instigation de D. Marconi, prêtre zélé, une maison suri’ Esquilin, pour y recueillir les orphelines abandonnées. Les premières admises étaient tellement pauvres que le peuple les nomma cenciose (déguenillées).

Le cardinal ne refusait pas même celles afdigées de quelque infirmité, et les faisait soigner avec grande sollicitude. Il ordonna dans son testament, qui les instituait héritières de ses biens, qu’un ecclésiastique fut le supérieur et se choisit un coadjuteur, ainsi qu’il se pratiqpie à l’hospice de Papa-Jean. De ces supérieurs dépendent l’admission, l’administration intérieure et la discipline. Le bAtiment est divisé par une cour en deux ailes, et un corridor couvert les unit l’une à l’autre; les jeunes filles dorment dans plusieurs chambres, présidées par une maîtresse. Quand elles sortent le dimanche pour se promener, elles ont une robe de couleur de violette, un voile sur la tète et sur les épaules. Leurs travaux consistent à coudre, à fabriquer des bas et à devider de la soie. Le traitementet le règlement sont semblables à ceux des mitres conservatoires. Quand elles sc marient, l’établis-

scmciît ne peut donner de dot; mais il n’est pas difficile de s’en procurer à Rome, où les secours matrimoniaux sont très abondants. Les revenus sont d’environ 2000 écus avec lesquels on entretient 40 personnes.

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