‹ Des institutions de bienfaisance publique et d'instruction primaire à RomeChapitre 39 sur 73 · DU CONSERVATOIRE DES TRINITAIRES FF DE SAINTE-EUPHÉMIE · texte numérisé non relu

DU CONSERVATOIRE DES TRINITAIRES FF DE SAINTE-EUPHÉMIE

Sous le pontificat de Pie VI, une sœur Catherine Marchetti, Romaine, recueillit en une maison, près de Sainte- Praxède, quelques jeunes filles portées vers la vie religieuse, et les mit sous la direction des pères Trinitaires déchaussés, dont elle portait l’habit. Elle désirait fonder un monastère ; mais monsignor Ruffo, trésorier, lui conseillant de recevoir dans cet asile les orphelines des employés du gouvernement, modifia l’idée de la fondatrice et donna naissance au conservatoire des trinitaires. Monsignor le trésorier s’occupait du temporel, monsignor le vice-gérant du spirituel de l’institut. La fondatrice mourut en 1789, et le conservatoire fut transféré à Saint-Paul-r Ermite, dans la rue des Quatre^Fontaines, où monsignor le trésorier Ruffo le réorganisa sous une règle nouvelle. Le traitement est le même que dans les autres conservatoires ; les travaux se bornent à la couture, au raccommodage et choses semblables : le gain se

donne aiix élèves pour leurs vêtements. Le local est assez petit; il a une église, un jardin, et contient aujourd’hui dix élèves seulement. Trente autres jeunes filles du conservatoire deSainte-Euphémie sont réunies aux premières dans les mêmes bâtiments . Ce conservatoire dut son origine à ce Léonard Céruso que nous avons vu recueillir à Borne les enfants vagabonds, désignés de son surnom, sous le titre de Lettrés. En 1595, le cardinal-vicaire Busticucci et le vénérable cardinal Baronius, prirent soin de ces pauvres filles. Le premier leur obtint près de la colonne Trajane une maison démolie plus tard, comme toutes les autres, par l’administration française pour décombrer les ruines de ce grand monument. Elavia Conti Sforza, comtesse de Santa-Eiora, fonda le monastère de Saint-Urbain, de l’ordre de Sainte-Claire, oii elles pouvaient se faire religieuses. Sur la fin du XVII® siècle, le conservatoire comptait deux cents élèves, exerçait plusieurs branches d’industrie et possédait de belles rentes. Le cardinal camerlcngo est supérieur des deux instituts de Sainte- Euphémie et de Saint - Urbain. Le prélat auditeur du camerlengo, deux avocats, un ecclésiastique et huit chevaliers forment la députation. Du bâtiment de la colonne Trajane, les jeunes filles allèrent à Sainte-Catherine-des- Cordiers; en 1814 à Saint-Ambroise; enfin en 1828 à Saint-Paul où elles sont aujourd’hui, malgré l’exiguité du local, tout au plus capable de loger à leur aise trente personnes seulement. Le conservatoire des trinitaiies reçoit du trésor 1758 écus et celui de Sainte-Euphémie 574, outre 3500 écus de rentes propres, sur lesquelles pèse la charge de rentreticu de Saint-Urbain.

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