‹ Des institutions de bienfaisance publique et d'instruction primaire a Rome, essai historique et statistiqueChapitre 13 sur 78 · I-XXXUI · texte numérisé non relu

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riyslème d'aulant plus curieux à étudier qu’il est, quant aux principes et aux applications du droit pénal, presque complètement d’accord avec la pliilosopfaie moderne. Si vous étudiez la nature des peines de l’Eglise, des pénitences publiques qui étaient son principal mode de châtiment, vous verrez qu’elles ont surtout pour objet d’exciter, dans l’âme du coupable, le repentir, dans celle des assistants, la terreur morale del’exemple. llyabicnune autre idéequis’yméle, une idée d’expiation. Je ne sais, en thèse générale , s’il est possible de séparer l’idée d’expiation de celle de la peine, et s’il n’y a pas dans toute peine, indépendamment du besoin de provoquer le repentir du coupable et de détourner ceux qui pourraient être tentés de le devenir, un secret et impérieux besoin d’expier le tort commis. Mais, laissant de côté cette question, il est évident que le repentir et l’exemple sont le but d’une législation vraiment philosophique. iN’est-ce pas au nom de ces principes, que lespublicistes les plus éclairés ont réclamé, de nos jours, la réforme de la législation pénale européenne? Aussi, ouvrez leurs livres, vousserezétonnésdetoutes les ressemblancesquevous rencontrerez entre les moyens pénaux qu’ils proposent et ceux qu’employait l’Église '. »

Aux yeux des Pères , le péché est une maladie , la

' Histoire de la civilisation en Europe, 6' leçon pag le " Les pénitents, dit l'icury, demeuraient d’ordinaire eiifcrines ci occupés â divers exercices laborieux. Pendant la pénitence ils s abstenaient non-seulement de divertissements, mais encore des conversations, des affaires. Ils ne sortaient que les jours de fête ou de stations, auxquels ils venaient se présentée à la porte de l’églisc, ensuite on les faisait entrer pour entendre la lecture et le sermon. Pendant tout le temps de la pénitence, l’évéque visitait souvent les pénitents, ou leur envoyait quelques prêtres pour les

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jicnilence un remède, un second baptême qui purifie, régénère et améliore; et l’on peut appliquer au crime contre la société ce qu’ils disent du péché devant Dieu, car, au fond, tout délit envers les hommes estime infraction aux lois divines, antérieures à celles de l’association humaine. Le criminel est pour l’Église un pauvre égaré qu’il faut remettre dans le droit chemin, un ignorant qu’il faut instruire et corriger. Les ])cines canoniques n’ont point d’autre but. Elles ne consistent point en châtiments corporels, parce que s’attaquer à la partie physique de l’homme, ce n’est point couper le mal dans sa racine; mais elles vont à l’âme, la recherchent, la convertissent ; elles concilient ces deux choses que l’on cherche à faire prévaloir aujourd'hui dans l’ordre temporel du système pénal , faire tourner la peine à l’amélioration du coupable, réhabiliter l’agent par les mêmes moyens qui flétrissent et châtient l’acte.

Paraltra-t-il étonnant, maintenant, qu’un pape ait créé le premier pénitencier? 11 a transporté dans la sphère civile une pratique dès long-temps en usage dans le for intérieur de l’Église. Il y a eu de sa part extension à l’ordre public, d’une institution concentrée jusqu’alors dans l’ordre purement spirituel, il n’y a pas eu, à proprement parler, découverte.

Je me suis permis à propos de l’hospice de saint

examiner et les traiter diversement suivant leurs dispositions , qu'ils observaient avec ^rand soin , car tes prélats regardaient la dispensation de la pénitence comme une médecine spirituelle. Ils étaient persuadés que la guérison des âmes demande pour le moins autant de science, de conduite, de patience et d’application

3 ue la guérison du corps, et que l’on ne peut détruire les habitues vicieuses que par un régime très exact » ( fUcetir» des chrét., n» .XXV).

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