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iTexpialioii du coupable. Que si l’on prend pour poinl d'examen le mode adopté dans les couvents pour la punition des frères indociles ou peu réguliers, les moyens de l’améliorer formulés parMabillon comme une théorie nouvelle, montrent assez que de son temps il n’avait point atteint la perfection du système pénitentiaire , et ce qui précède , dans la dissertation du religieux de Saint-Maur , le passage que nous citions plus haut , prouve surabondamment combien ce mode de punition était , dans les cloîtres , vicieux et insuffisant. Il y avait toujours d'ailleurs , un pas immense à faire , supposé que le germe de la réforme pénale y eut réellement existé, pour l’étendre des faibles proportions de ces petites républiques monacales aux besoins de l’État. Les cloîti'es ne pouvaient guère donner que le type matériel de la construction d’un pénitencier; mais l’idée génératrice elle-même , il faut la chercher plus haut.
Si nous interrogeons le dogme catholique et si nous remontons aux jours de la primitive Eglise, nous trouverons dès l’origine, dans l’un, le principe, dans l’autre, l’application du système pénitentiaire. Sur quoi repose- t-ii en effet? sur cette idée que la peine est un moyen et non un but ; que l’on doit prendre pour base du châtiment, non l’utilité de la société mais celle du coupable; que le supplice ne doit pas être un exemple effrayant, encore moins une infructueuse torture, mais une leçon salutaire. La théologie chrétienne a toujours professé ces principes et la pénitence canonique les a toujours pratiqués. « Il y a, dit à ce sujet M. Guizot, un fait trop peu remarqué dans les institutions de l’Église; c’est son système pénitentiaire.