CHAPITRE XIII
«K l’aRCHICONFRÉRIE de SAINTE-APOU-ONIE.
En 1565, dans la dernière année du règne de Pie IV, Bernardino Marliano, architecte milanais que ce pontife avait souvent employé, fonda une chapellenie dans l’église de Saint-Augustin, sous l’invocation de sainte Apollonie, vierge et martjre, et y attacha une confrérie de vingt personnes avec des revenns suffisants pour soleuniser pieusement les fêtes de Noël et de Sainte*ApoUonic. Ces jours-là , six pauvres et honnêtes jeunes filles recevaient chacune une dot de 30 écus, et un vêtement blanc ()our paraître dans la matinée à la jirocession ordinaire des fiancées. La confrérie possédait aussi quelques petites maisons, dont elle accordait la jouissance à de pauvres veuves. Le bienfaisant fondateur de l’œuvre fut enseveü dans la chapelle où peuvent reposer aussi les députés. La congrégation se compose aujourd’hui de huit individus, tous prélats ou chevaliers ; elle a 300 écus de rente, dont une partie est absorbée par les services religieux, et le surplus se distribue en dots, spécialement parmi les jeunes filles de Matelica , mais aussi parmi les pauvres Bomaines. Le nombre peut s’en élever de six à huit, et leur valeur se ealenler à 25 écus. Celles qui
resteut , après satisfaction donnée aux Matelicanes , sont à la disposition des députés les plus assidus aux assemblées d’administration.