W DES INTÉRÊTS CATHOLIQUES
el que nous avions tant de fois prévu et annoncé.
On nous accusait alors, nous, les amants sincères et passionnés de la liberté . de Toublier, de rim* moler. On nous taxait d'infidélité, de désertion, de trahison , parce que nous marchions avec précaution sur le champ de bataille, en comprinaol les ennemis irréconciliables du bien, en transigeattt avec d'anciens adversaires à moitié ramenés vers le vrai , en sauvant le principe aux dépens de quelque^ applications hasardées. Et toutefois nous la servions alors; nous ne Tavons jamais mieux servie qu'en essayent de la préserver de l'étreinte de ceux qui l'ont toujours compromise et souillée. Parmi ceux qui nous dénonçaient alors à l'iodignalion des âmes libérales, nous en connaissons plusieurs qui aujourd'hui en pleine paix et en toute sécurité , lorsque le danger est passé , lorsque la liberté n'inspire plus que des reg;rets et dès espérances, s'approchent de sa statue, muette et voilée, pour l'insulter, et se font les échos attardés des Pindares de l'autocratie.
Je sais bien qu'aujourd'hui, à la différence des temps antérieurs, la liberté politique entraîne partout avec elle la liberté religieuse, mais j'aime à croire que le catholicisme n'a pas plus à redout^îr l'une que Tautre. Je n'hésite pas à le dire, si on pouvait supprimer la liberté de l'erreur et du mal, ce serait un devoir. Mats l'expérience prouve que dans notre société moderne, on n'en peut venir complètement à bout sans étouffer également la liberté du bien, sans confier la toute-puissance à des gouvernements qui peuvent n'être ni dignes, ni capables de l'exercer. La liberté de conscience, ce principe invoqué si longtemps par les ennemis de la religion,