‹ Des intérêts catholiques au XIXe siècle (volume 3)Chapitre 112 sur 125 · CHAP. XV — LE DROIT DES GENS · texte numérisé non relu

CHAP. XV — LE DROIT DES GENS

Grand progrès de justice et d'élévation dans la politique extérieure européenne, mais grand fardeau de plus pour ceux qui sont chargés d'y mettre la main. Au droit des gens seul il appartient de distribuer équitablement ce fardeau ; en se compliquant ce droit n'a point disparu; l'extension de son domaine n'altère point son autorité ; parce que les droits des peuples sont entrés dans le droit des gens, les droits des gouvernements n'en sont pas sortis ; quand la liberté gagne ses éperons, le pouvoir ne rend pas son épée, et nous n'avons pas repoussé les violences et les mensonges du pouvoir absolu pour accepter les mensonges et les violences du suffrage universel. Anciennes ou nouvelles, ce n'est que selon les principes et par le respect du droit des gens que les questions qui agitent dans leurs relations les sociétés chrétiennes peuvent être efficacement résolues. Hors du droit des gens, il n'y a que l'état révolutionnaire qui est la barbarie jetée au travers de la civilisation.

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