‹ Des intérêts catholiques au XIXe siècle (volume 3)Chapitre 62 sur 125 · KS INTÉRÊTS CATHOLIQUES · texte numérisé non relu

KS INTÉRÊTS CATHOLIQUES

jamais autant de msll k l'élise que lui èo a fait, souvehf sans le voàloir, le potivoir absolu i que, par consër|(ient, leÉ catholiques n'ont diicud dt^ôit ni aucun intérêt à s'assoôie^ aux diatribes des flatteurs de ta force contre ce genre de gouvernement. J'en conclus aussi que, presque toujours, lès pouvoir qui ont prétendu pfot^èr l'Église en associant sa cause à celle de la monarchie absolue, ont fini par la compromettre ôu l'asservir.

Sauf dans les grande^ explosions févolutioniisiires^ où l'Église subit le sort de là société tôiit entière, l'expérieriôe prouve que partout où elle à eu h sotifTrir, dans les temps modernes coiilmë au moyen âge, c'a été l'œuvre des volontés absolues de quelque prince aveuglé.

Croire que l'on pourra^ dans l'état actuel de nos mœurs et de nos lois, conserver la liberté dé l'Église en dehors d'une liberté générale sagement Contenue et réglée, c'est une déplorable illusion. Une fois réduite à l'état de privilégiée, elle retombe tôt ou tard à l'état de cliente, de protégée, avec toutes les entraves et toutes tes humiliations d'une telle condition.

Vous voulez, diraî-jè aux imprudents apologistes de Fancien régime, vous voulez ressusciter le passé pour le clergé. Mais n'àveaJ-voUs donc jamais ^éfléchi que ce passé serait égalertient ressuscité contre lui ? N'avez-vou^ pas càlcufé qûCH aurait plus à y perdre qu'à y gagner?

Vous gémissez sur les luttes auxquelles le régime de la liberté a condamné l'Église dans ^elques pays; vous semblez craindre pai^-deââ(Ùs

(ôùtqu*ëlféâ ûe rècommenceiït cheznôns. Pàuvfes &tnes sans foi, pàtîvres cœiiis sans (courage! Où avez-vûus vd qdé TÉglisé dût cesser {f'étre mili«- (anfe îci-bàs?Mais la vie etitièré e^t une lutte : la vie doiiîe6(IC|lie , la vie pirivëe là pfu^ obsôuré, qù'estelle autre chose? Militia est vitd hominis super lerrcun. Et vous an riez là prétedftîon de l'éviter dàds la vie piibliq ue, dans la vie de TÉgiise ^uKodt ! Il n^y a qu*uh dioyeti eflBcace d'évitêf la lutté, c^est de supprimer là vie. C'est à quoi Ton était parvenu, a peu dé cliose prés, danà ëês royaumes dû le despotîsibe régnait, et creusait en siletice Tablme où la révolu tioù devait tout ensevelir.

Loin de inoi d'ailleurs la pensée que les catholiques aîetit à se poser en chevaliers érfants du r^ifùe paflendentaïre ou repréâedtatif! Je ne leur demande pour lui qùf'une équitable cofriparai^oti avec les régimes qui Font précédé et qui pourraient le remplacer*, et, à défaut de toute autre justice, je demande au moins Fimpassibilité et la dignité du silence.

Je suis loin d'être moi-même l'admirateur sans réserve de ce régime. Je conçois fort bien qu'il n'inspire plus ni la même confiance ni la même estime qu'il y a trente ans. Je ne veux pas plus être rangé parmi ses panégyristes que parmi ses insulleurs posthumes. ^

Je me borne à croire que, dans un temps comme le nôtre, dans une société pulvérisée par l'esprit démocratique, ce régime si décrié est le seul abri contre le despotisme, et qu'il lui est préférable. 11 laisse plus de place au talent, au caractère, à

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riionneur^ à la conscience. Certes, il ne'nous rendra pas le xiii^ siècle, ni le xvii^: il n'enfantera pas des Joinville, des Guises, des THôpital, des Saint-Simon; mais au moins nous donnera-t-il autre chose que des muets ou des valets. Que si Ton peut trouver une autre combinaison, une autre forme de gouvernement, qui nous préserve à la fois des périls de la liberté et des abaissements de la servitude, rien de mieux. Mais, en attendant cette découverte, je m'en tiens à l'expérience, qui nous fait voir dans le gouvernement représentatif, dans la monarchie tempérée, un r^ime dont l'Église s'est fort bien trouvée, en comparaison de tout ce qui l'a précédé. Je ne voudrais pas qu'on immolât lesouvenir de ses bienfaits à celui de ses abus, parce que, comme le disait tout récemment le P. Lacordaire, « s'il fallait déa truiretout ce qui engendre des maux et des abus, <c il ne resterait rien debout sur la terre, pas ff même la religion. »

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