‹ Des intérêts catholiques au XIXe siècle (volume 3)Chapitre 90 sur 125 · DE L*ETAT ET DE LEGLISE · texte numérisé non relu

DE L*ETAT ET DE LEGLISE

terrestres des hoaimes, le pouvoir civil perd la force morale que lui apportent naturellement des liens avec les principes et les sentiments religieux ; à leur tour, dénués de tout caractère public « les conducteurs spirituels des Églises diverses n*ont plus, envers les populations mêmes de leur foi, qu'une attitude subalterne et précaire ; ils sont livrés à toute la mobilité des opinions, à la légèreté et à rinsolence des volontés humaines; le contrasta est choquant entre la hauteur de leur mission et la faiblesse de leur situation. Dans cet isolement mutuel, rÉtat se matérialise et l'Église, si Ton peut ainsi parler, se divise et se mobilise de plus en plus; Tordre civil manque de sanction et Tordre religieux de stabilité comme de dignité.

Absolument séparée de TÉtat, TÉglise court un autre danger : elle tombe aisément dans Texagération des doctrines et des préceptes ; elle perd Tintelligence des nécessités légitimes de Tordre civil ;

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