‹ Des intérêts catholiques au XIXe siècle (volume 3)Chapitre 89 sur 125 · DE L'ALLIANCE DE L'ETAT ET DE LEGLISE · texte numérisé non relu

DE L'ALLIANCE DE L'ETAT ET DE LEGLISE

On dit que cette complète liberté religieuse n'est possible qu'à condition que TÉtat et l'Église soient complètement séparés et indépendants l'un de l'autre. On veut qu'il ne s'établisse entre eux aucun lien public, que l'Étal ne fasse à l'Église, que l'Église ne reçoive de l'État aucune situation spéciale, aucun traitement ; que les membres des Églises diverses, prêtres ou fidèles, ne soient, aux yeux de l'État, que de simples citoyens qui font en commun leurs

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j,Qli^ieuscSy comme d'autres s'associent pour /eurs a/raJ>esIemporelles.

Si là complète liberté religieuse ne pouvait exister nu'à ce prix, ce serait une conséquence déplorable (l'un excellent principe, car la société religieuse et Ja société civile y perdraient Tune et Tautre beaucoup d'autorité morale, de dignité et de sécurité. On ne méconnaît pas , on n'offense pas impunément la nature des choses. Les croyances et les associations religieuses sont, dans la société généraie, des faits et des influences du premier ordre. En les reconnaissant ofTiciellement et en leur assurant des moyens de dignité et de stabilité, l'État ne fait que rendre hommage à leur importance naturelle et leur marquer, dans l'ordre social, le rang qui leur appartient. Quand la société civile et la société religieuse demeurent tout à fait étrangères l'une à l'autre et comme s'ignorant mutuellement, elles en sont, l'une et l'autre, abaissées et affaiblies. N'ayant de rapports qu'avec les affaires et les intérêts

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