CHAPITRE II
mère et maîtresse ^ qui avait infecté plus oU Inoifis tous les ro^^aumea catholfques depllis le ]iy^8ièole) et qui avait atteint, avant 1^89^ le comble derati<> dace et de Ttibsurdi^^ 11 n'est pllis questioti, Dieu merci ^ de ces églises gallicatie ^ geritianique^ his^ panique 9 lusitanienne ^ qui avaient pour racines Torgueil de quelques évéques et la fausse science de quelques docteui^s^ tristement complices dés empiétements du pouvoir tempdk*el et de Thérésie jansétiiste. Le souffle des révolutions a passé sur ces créations artificielles , et les a réduites eo poussière» Il ne reste plui debout qu'Une seule Église catholique^ plus utiie^ plus subordonnée à son chef qu'à aucune Autre époque de son his>«> toirCi Le gallicanisme durtout^ qui a été peut-être la plus redoutable et la plus invétérée de Dos er^ reurs^ est aux abois^ Frappé mortellement par le Concordat^ il avait repris un setnblant de vie et de force sous la restauration; il a été depuis lors replongé dans sa tombe, grâce surtout aux Au%u liaires et aux avocats qui lui sont vebus en aide^ et qui ont consommé sa défaite dans toutes les âihes vraiment catholiques^ Sous le dernier règne^ au lieu d'un Bausset^ d'un la Luzerne, d'un FrayssiUous, il n'a eu pourapologistesquedesjurisconsultesiradi»* tionnellement ennemis d6 laliberté religieuse; pour potitifes, que les) directeurs de Tadministration des cultes; pour conciles, que le conseild'État ou les bureaux des journaux les plus hostiles à la foi et auic mœurs. C'est de là, et non plus du sein de la Sorbonne et des assemblées du clergé^ qu'il a ëssa té de
porter sed coup» à Itt liberté et à l'unité catholiques.
4o DES mrriKtrs catholiques.
Mais rénei^ique résistance de l'épiscopat et des catholiques de France a condamné ces tentatives à l'impuissance finale. Il ne lui a pas été donné de s'éteindre dans l'obscurité et l'oubli; il est demeuré étouflesous la réprobation des fidèles , confondu par le fait même de ses derniers adeptes avec les doctrines les plus contraires à la foi, et avec les atteintes les plus graves à la liberté et à la dignité de l'Église. Dès 1844» on a pu demander, du haut de la tribune de la chambre des pairs, au garde des sceaux, ministre des cultes, de trouver en France quatre évéques qui voulussent signer les quatre articles de i68a; et ce défi pourrait être renouvelé aujourd'hui avec autant de succès qu'alors. Pas un évêque, pas un prêtre quelque peu considéré, pas un catholique investi de la confiance ou de l'estime de ses frères, pas un organe de la presse religieuse, n'oserait arborer aujourd'hui le prétendu symbole dont l'enseignement était encore, il y a quatre ans, réclamé dans nos séminaires par un gouvernement aveugle !
Qu'on se reporte à l'état des esprits, chez les personnes les plus pieuses , au moment où parut, il y a trente ans, le traité sur le Pape, du grand comte de Maistre, et que l'on juge de l'espace que nous avons parcouru depuis lors jusqu'au moment actuel, où les idées de cet immortel écrivain sont devenues des lieux communs pour toute la jeunesse catholique. Encore une fois, jamais en France et dans tout le monde catholique, l'autorité du saint-siége n'a été plus incontestée et plus amoureusement proclamée. Ils ne revien-