‹ Des intérêts catholiques au xixe siècle (volume 4)Chapitre 18 sur 70 · CHAPITRE II. 4l · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. 4l

dront plus ces jours où la défiance contre Rome et le besoin de contester ses prérogatives avaient envahi jusqu'aux âmes les plus pures et les plus grandes; où Bossuet en appelait comme d'abus au parlement de Paris , contre une bulle rendue depuis cinq cents ans'; où l'on voyait vingt évéques au lever du roi ^, mais où c'eut été un crime d'État pour un de ces évéques de songer à aller à Rome visiter les tombeaux des apôtres suivant le serment qu'il avait fait à son sacre ^; où le sentiment de la confraternité chrétienne était si éteint dans les cœurs, que la persécution incessante de l'Irlande, les traitements effroyables infligés par Charles III et Pombal aux jésuites d'Espagne et de Portugal , les barbaries exercées par Catherine sur les catholiques polonais, ne suscitaient pas une seule parole de commisération, je ne dis pas chez les philosophes et les philanthropes du temps, mais chez les pontifes et les prêtres de la France et de l'Allemagne; où le jubilé n'attirait à Rome qviun seuliprêtre français, le père Bridaine^; où des prélats corrompus, comme le cardinal de Brienne, présidaient à la suppression des monastères ^; où les monuments gigantesques de la foi de nos pères étaient

' Dans l'affaire des religieuses de Jouarre.

> Mémoires de Cosnac, archevêque d'Aix sous Louis XIV,

3 On remarque que ni Bossuet, niFénelon, ni aucun des évéques connus du xvii" ou du xyiii^ siècle , ne purent ou ne voulurent aller à Rome, à moins d*y être envoyés par le roi.

4 Voir sa lettre du i8 mai iySo.

s Voir à ce sujet les Mémoires du cardinal Pacca, Nonciature en Portugal i p. i58.

4^ DES mTéR:ÊT9 OârTHOUQUES.

tournés 0n dérisiod par deé esprits aussi ëlêryés que Férielon et Fleury % et systématiqueisent dévastés pat* ceux qui en étaient les dépositaires * } où toute rhistôire des grands sièeles catboliques était indt» gnèment ttiééonnue ou travestie, la vie des saints mutilée f la gloire des plus illustres papes reniée^ pour complaire à des préjugea miséi'ables; oii le rigorisme janséniste était adopté et pratiqué par les adversaires les plus sincères du jansénistne^ comme une sorte de pi'éservatif contre le mépris que devait inspirer le servilisme gallican ) où la liturgie 9 ce dépôt sacré de la foi , de la piété et de la poésie catholique , était dans chaque diocèse arbitrairement altérée et diversifiée , au gi*é des inspirations les plus suspectes.

Non 9 on ne reverra plus toutes ces choses pué» riles et tristes ; mais aussi , s'il plaît à Dieu ^ On ne reverra plus une assemblée du clergé de France obligée d'admettre, comme celle de 1785, a que « Ton a ménagé les incrédules , et que le clergé « n'a rien fait pour leur opposdt des écrivains di-^

» t)ialogue sur V Éloquence, — Histoire ecclésiastique, • Od écrira sAùs doute un Jour rhistoil*e des io<;royabld8 d6« vastations oommises par les évêquesi les abbés coromeDdatairesi et surtout par les chapitres du xviii« siècle, à Notre-Dame de Paris; à Rouen, où les chanoines détruisirent en 1784 les tombeaux de Richard Cœur de Lion et de Charles Y, que les calvinistes s*étaient bornés à mutiler; à Chartres, à Autun, à Troyes, à Tournay, à Amiens, à Évreux, à Nantes, à Reims surtout, à Meaux , à Vézelay, à Bourges, à Lectoure, dans toute TAllemagne, à Pa« lerme, etc. , etc. C'est un sujet pour lequel les matériaux ne manqueront pas*

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