‹ Des intérêts catholiques au XIXe siècleChapitre 22 sur 52 · O DES INTÉRÊTS CATHOLIQUES · texte numérisé non relu

O DES INTÉRÊTS CATHOLIQUES

permet qu’il se développe au sein même du clergé anglican un mouvement imprévu et prodigieux vers la tradition, vers l’autorité, vers l’unité romaine. La foi du grand Alfred, de saint Anselme et de saint Thomas de Cantorbéry reprend ses droits dans l’âme de ses fils repentants. Après une longue et vaine lutte, inspirée par l’espoir insensé de trouver un moyen t^rme entre la vérité et l’erreur, entre l’unité et la division, l’élite du clergé anglican se détache, et, sacrifiant bénéfices, richesses, amitiés, famille, vient recruter la milice légitime du sanctuaire, ou édifier le monde par l’humble ferveur de ses vertus laïques. Nous n’avons jamais partagé les rêves dangereux de ceux qui ont prédit avec une assurance risible la conversion totale et immédiate de l’Angleterre; nous partageons encore moins les fureurs de ceux qui voudraient réchauffer des antipathies surannées contre une nation si essentielle à la destinée du catholicisme dans le monde entier; mais nous saluons avec bonheur les conquêtes graduelles de la vérité sur ce sol dont elle avait été si longtemps bannie : ces églises, ces couvents, ces écoles surtout, qui, à l’ombre de la liberté d’enseignement la plus complète, surgissent chaque jour à côté des vieilles cathédrales et des vieilles universités fondées par le catholicisme, et dont le

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