CHAPITRE I
La race irlandaise, aussi féconde que fidèle, en se précipitant de toutes parts dans les manufactures, dans les ateliers de travaux "publics, dans les colonies surtout, y porte avec elle la vraie foi désormais affranchie; et cet immense empire britannique, répandu dans les cinq parties du monde, et sur lequel on peut dire avec vérité que le soleil ne se couche ja- " mais, devient, comme naguère l’ empire romain, une vaste pépinière de siégés épiscopaux et de missions catholiques *. L’Eglise compte aujourd’hui, dans les pays soumis à la couronne d’Angleterre, quatre-vingt-neuf évêchés ou vicariats apostoliques. £t pour que l’Angleterre ne soit pas humiliée par cette victoire d’une race étrangère et conquise, Dieu
compatriotes, au nom de la religion, l’engagement définitif de s’abstenir totalement de liqueurs- spirilueuses. Les résultats qu’il a obtenus rappellent tes plus- beaux temps de la ferveur religieuse. De i 838 à 184a, cinq millions d’Irlandais , tant en Amérique qu’en Irlande, avaient fait entre ses mains le vœu de tempérance , et le produit de ‘l’impôt sur les boissons en Irlande avait diminué- d’un tiers. — Une révolution analogue a été opérée en Allemagne, dans la Silésie, par un capucin polonais, le P. Brzozowski. 11 a commencé à introduire les sociétés de tempérance en 1844» et peu après les rapports officiels constataient que, sur les 900,000 âmes qui peuplent le ^gouvernement d’Oppeln, 5 oo, 000 avaient fait le vœu de tempérance.
g* » Pétri , Gerarchia délia S. Chiesa in tutto l’orbe; Roma , i 85 t.