CHAPITRE II
veaux oratoriens qui vont consacrer à la pratique de l’enseignement libre c*3s talents supérieurs et un dévouement aussi modeste que pur r ; mais aussi les bénédictins, humblement courbés sur l’ineffaçable sillon que leur ordre a tracé dans toutes les sciences et toutes les gloires; mais les fils de saint Bernard, plus nombreux et plus austères dans leurs Trappes qu’on ne les avait vus au temps de Rancé; mais les dominicains, régénérés par un homme qui est un saint religieux avant d’être un admirable orateur; mais jusqu’aux capucins, dont le froc, si longtemps méprisé, excite encore plus de sympathie que de surprise. Les voilà! non-seulement à Rome ou en France, mais dans les cités enfumées de l’industrie anglaise; dans les landes de la Westphalie, où ils confondent les prédictions des novateurs; en Algérie, où ils attirent le respect des Arabes ;
nombre à plus de quatre mille. Au milieu des persécutions qui, de 1840 à i85o, ont éclaté contre eux dans presque tous les pays de l’Europe, cette milice d’élite n’a pas eu à déplorer une seule défection. Le nombre de ses novices s’est partout accru en proportion de la îage de ses ennemis.
*. La vertu sacerdotale, le talent, la science, ont rarement, eu parmi nous des représentants plus dignes que MM. Pététot, Gratry et de Valroger, qui vont nous rendre , avec le nom de l’ancien Oratoire, tous les avantages de cet institut , en écartant scrupuleusement les aberrations qui au dernier siècle avaient jeté un certain discrédit sur l’œuvre glorifiée par Saint-Philippe Neri et le cardinal de Bérullc.