‹ Des intérêts catholiques au XIXe siècleChapitre 40 sur 52 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

I.e catholicisme a seul profité des crises de la société moderne.

Encore une fois, on voudra bien croire que je ne cède pas aux suggestions d’un optimisme qui n’a jamais été mon défaut. A Dieu ne plaise qu’on me soupçonne de vouloir endormir les catholiques dans une satisfaction béate, dans une sécurité aveugle! Je le répète, tout ce que nous avons gagné en si peu de temps peut nous être enlevé bien plus rapidement encore; et j’ajoute que tout nous sera certainement enlevé, si nous ne redoublons tous de courage, de vigilance et de dévouement!

C’est précisément pour essayer de parer aux dangers de l’avenir que j’écris; mais, avant de parler de cet avenir, j’ai dû constater et définir le bien actuel. Je suis à mille lieues de prétendre que la victoire de l’Eglise soit définitive , ou sans mélange de beaucoup de mal.

D’abord l’Église ici-bas est militante; elle n’est pas triomphante. Pour elle la lutte dure toujours, le danger est toujours présent, la victoire

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