‹ Des intérêts catholiques au XIXe siècleChapitre 41 sur 52 · JO DES INTÉRÊTS CATHOLIQUES · texte numérisé non relu

JO DES INTÉRÊTS CATHOLIQUES

n’est jamais que provisoire. Certes, si je le voulais, il me serait facile de signaler bien des points vulnérables, bien des plaies cachées ou patentes; de déplorer ici la mollesse et l’indolence des catholiques, là leur avarice ou. leur indiscipline, ailleurs la complicité d’un trop grand nombre avec les pires ennemis du bien. Ces misères se voient aujourd’hui, comme elles se sont toujours vues, comme elles se verront toujours. Mais ce qu’on n’a pas vu, du moins depuis deux siècles , c’est un mouvement de régénération et de rajeunissement comme celui que nous venons de résumer.

Il faut d’ailleurs le remarquer : dans les luttes entre diverses puissances, on ne peut mesurer l’étendue de la victoire que par le degré de la chute des adversaires ou des rivaux de la puissance qui triomphe. Si votre ennemi n’a succombé qu’après une lutte glorieuse et longtemps disputée, si dans sa défense il conserve l’honneur et la conscience de sa force, vous pouvez contracter avec lui une paix honorable; vous seriez insensé de fonder une confiance illimitée sur sa faiblesse. Mais je prie qu’on veuille bien me dire où en sont les puissances ennemies, ou simplement rivales de l’Eglise. Après les luttes qui ont rempli l’histoire du monde pendant soixante ans, de toutes les forces qui étaient debout

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