‹ Des intérêts catholiques au XIXe siècleChapitre 52 sur 52 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

dont l’existence politique précède la venue de Notre-Seigneur, devait être le seul que pussent invoquer des peuples catholiques ayant l’Église pour guide immortel et le Calvaire pour point de départ. Je livre cette observation aux juges compétents ; je ne la hasarde qu’eu tremblant, car nul ne s’incline avec un plus tendre respect, avec une admiration plus passionnée que moi, devant le plus mâle génie et l’homme le plus éloquent que la terre ait jamais porté.

Je me permets donc d’affirmer, jusqu’à preuve contraire, que l’étroite alliance de l’Église avec le pouvoir absolu , dont Bossuet et ses successeurs avaient fait en quelque sorte un article de foi parmi nous, a été une nouveauté qui ne date que du xvn e siècle, et qui a contre elle dans l’histoire du catholicisme mille ans de traditions et de précédents contraires. Je tâcherai de prouver plus loin que, cette nouveauté ayant parfaitement mal réussi à l’Église, il serait peu opportun de la ressusciter.

La liberté, définie et limitée comme j’ai essayé de le faire, est une arme pour le mal, grâce à la chute originelle de l’homme, mais elle est aussi une force pour le bien, grâce à ce qu’il reste d’intelligence et de vertu dans l’homme racheté par le sang d’un Dieu. Malgré

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