PREMIÈRE PARTIE
chronologiques, remarque du moins que le vers ïambique latin paraît imité d’un hexamètre d’IIésiode 1 , ajoute que le récit original se lit au onzième livre des grandes Annales, in Annalibus maximis librv undecimo. Je parlerai plus tard de cette division par livres, également indiquée dans Servius.
La suite de cette discussion fera aussi connaître d’autres passages anciens, qui pourront achever de donner quelque idée des Annales pontificales. Peut-être dès à présent faudrait-il, en terminant cette première partie sur leur origine et leur composition, rechercher quelle confiance on doit accorder à celui des ouvrages latins qui nous donne le plus de documents comme extraits des récits des pontifes, je veux dire l’ouvrage, quel qu’il soit, de Origine gentis romance , qui en cite le premier livre, sur la mort de Misène a ; le second , sur Rémus fait prisonnier par Amulius 3 ; le quatrième, deux fois sur l’histoire d’Albe 4; le sixième, sur la mort du roi d’Albe Arémulus Sil-
1 Oper. et (lies, v. 2G4 : 'H oï x»xî| fjO'jÀr, tw pouXeûeravït xaxiarr,.
1 Voy. le faux Aurélius "Victor, de ürig. gent.rom., c. 9.
vius 1 , etc. Mais la question de l’antiquité de cet ouvrage, qui me parait fort douteuse, quoique Lachmann l’ait dernièrement défendue 3 , mériterait d’être un jour l’objet de quelques autres réflexions, dont je ne pourrais indiquer ici que les idées sommaires. Il est plus convehable de ne point perdre de vue l’étude présente, et d’arriver aux objections qui se sont élevées de toutes parts, soit contre la durée, soit contre l’importance historique des grandes Annales elles-mêmes.
' Lachm., de Fontibus historiamm Livii , part. I, p. 33.
SECONDE PARTIE