SYMPTÔMES
Cette grenouillette a un volume variable, atteignant parfois la grosseur d’une noisette, rarement celle d'un petit œuf de pigeon. Elle est transparente, quelquefois bleuâtre par suite de la présence de vaisseaux dans là paroi, molle, dépressible, fluctuante, unilatérale, et siège plus fréquemment à droite qu'à gauche. Elle est régulière, piriforme, à petite extrémité dirigée vers le frein de la langue et correspondant à Postium ombilicale, disposée en forme de coin, et formant une sorte de papille transparente, surmontée d’un point grisâtre, qui est l’orifice oblitéré. Il est rare, € de voir la dilatation porter sur la parie antérieure du kyste (Guyon). 5e af
La tumeur aune direction parallèle à celle du canal de Wharton ; elle est donc légèrement recourbée. Elle adhère au frein de la langue, qu'elle efface et refoule même quelquefois ; elle se dirige en arrière vers la-base de la langue, mais en allant en dehors et en bas; elle s'enfonce sous le maxillaire et se dirige vers la glande sous-maxillaire. Elle est située immédiatement en arrière du maxillaire inférieur, dont elle n’atteint pas souvent le bord gingival; elle repose
A0 = sur le plancher buccal et est recouverte par la muqueuse amincie. |
La langue recouvre le kyste et se trouve en rapport immédiat avec lui, s’il n’est pas trop volumineux; dans le cas contraire, elle est soulevée et rejetée. du côté opposé. |
Du côté malade, on ne voit pas sourdre la salive, même en excitant artificiellement la sécrétion.
La pression permet de refouler le liquide dans une partie du kyste, mais ne parvient pas à le réduire.
La ponction donne un liquide transparent semblable à du blanc d'œuf.
Si l’on fait pénétrer un stylet dans l’intérieur de la ‘poche, il s'enfonce jusqu'à 4 ou 5 centimètres, et dit Lannelongue : « Il se dirige non pas exactement vers la base de la langue, mais en dehors vers le cou. Son extrémité vient faire saillie au niveau de la région hyoïdienne, c'est-à-dire qu'il pénètre probablement dans la glande sous-maxillaire. »
La glande sous-maxillaire est indolente à la palpation, tuméfiée et rénittente, mais elle ne fait au dehors qu’une légère saillie.
La tumeur se tend lorsque le malade fait un effort, mais elle n’est jamais douloureuse. Elle gêne beau- COUP l'alimentation et la déglutition en particulier, en refoulant la langue en haut et en arrière.
La respiration n’est presque jamais entravée.