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peut changer la direction (cas de Denonvilliers, Vérneuil, Verchère et Denucé). On n’a jamais observé la compression des canaux de Wharton.
Au toucher, la muqueuse buccale est lisse, douce, exceptionnellement sèche et rude, mobile sur les plans sous-jacents, elle ne présente jamais que de très faibles adhérences avec la paroi du kyste, et conserve généralement son épaisseur normale.
À la palpation, on délimite une tuméfaction assez nettement circonscrite, arrondie, de consistance molle, plus ou moins fluctuante, quelquefois seulement rémittente. Cette fluctuation est parfois assez évidente, mais bien souvent elle n’est pas franche et on à alors une sensation de mollesse spéciale ; dans ce cas, on a remarqué que la pression du doigt laissait une empreinte persistante sur la tumeur.
Les troubles fonctionnels causés par la présence du kyste sont en rapport avec le volume de ce dernier. Chez le nouveau-né, un kyste même de volume minime gêne considérablement la succion. Chez l’adulte, les fonctions de la bouche ne sont entravées que lorsque la tumeur est déjà volumineuse, et ils sont surtout accentués lorsqu'elle se développe du côté de la cavité buccale. La mastication et l’insalivation des aliments se font alors d'une façon défectueuse; la déglutition est génée par la langue repoussée en haut et en arrière.
Dans quelques cas, on a noté une salivation abondante, provenant d’une excitation de la sécrétion salivaire par la tumeur (Ozenne).
La phonation elle-même est souvent altérée ; cer-
Le DS es tains mots ne peuvent plus être prononcés, et l’exercice de la parole peut devenir très pénible.
La respiration est normale en général; dans deux cas seulement, on a vu la langue, repoussée en arrière, s'appuyer sur l’épiglotte et apporter ainsi un obstacle, à l'entrée de l'air.
Enfin, il n'existe jamais de douleurs spontanées ni provoquées par la palpation.