‹ Des kystes de l'irisChapitre 10 sur 22 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

(VV. Cooper, London me dicine journal , sep embre 18.1'2.)

En février, un enfant, âgé de 9 ans, se frappa violemment l’œil.

Aussitôt après, de vives douleurs se manifestent; elles devinrent ra|>idement insupportables, et il vint réclamer les soins d’un médecin. Tout de suite ou crut que l’affection était due à uneéraillure légère, due sans doute à un coup d’ongle. On reconnut ensuite l’existence d’un petit kyste gros comme une perle. Comme, du reste, cette petite tumeur ne gênait en rien la vision, on crut devoir n’y pas toucher, dans la crainte d’accidents consécutifs à une ponction ou à une excision. Cependant le kyste s’accrut peu à peu, obstrua la pupille , et, au mois de mai , il occasionna une violente inflammation. Les douleurs étaient intolérables, et le volume de l’œil était notablement augmenté. Le 30, on résolut l’opération : la cornée est ponctionnée avec le couteau de Jæger, la base de la tumeur est saisie avec des pinces fines; sa dureté est telle que les pinces glissent sans laisser d’empreinte. L’incision de la cornée est augmentée, de fortes pinces sont introduites ; on pratique la rupture de la paroi, qui a la résistance du cartilage. On chercha à couper avec des ciseaux l’attache du kyste au ligament ciliaire qui était au côté interne ; on reconnut que le kyste s’était développé près de la face postérieure de l’iris, et avait remonté au devant du cristallin pour venir faire hernie dans la chambre antérieure par l’orifice pupillaire.

A cause de ses adhérences à l’iris , le kyste ne put être complètement enlevé : cependant les douleurs cessèrent , la santé redevint bonne, et la vue fut améliorée.

Nous remarquerons que l’excision du kyste n’a pas entraîné les grands accidents redoutés par M. Whartou Jones, et cependant il restait dans l’œil des lambeaux d’un kyste à parois résistantes; ce n’était, à notre avis du moins, qu’une cause d’inflammation de plus.

OBSERVAT! ON Vil (publiée par M. Wbite Cooper, ihid.)’

Le sujet, qui avait 22 ans, se frappa violemment l’œil sur le coin d’uue malle: En octobre 1850, il s’ensuivit une ecchymose des paupières, et.une tumeur rou-i geâlre de la chambre antérieure, qui fut au début prise pour un corps étranger; mais bientôt on reconnut que c’était là un kyste. En septembre 1851, le kyste remplissait toute la chambre antérieure, empiétant sur la pupille et repoussant l’iris ; il était alors blanchâtre, transparent, et à parois délicates; ce kyste avait gagné peu à peu l’attache irienne au ligament ciliaire, et il s’étendait au delà.

Le malade éprouvait un sentimentide plénitude, tension dans l’œil, qui du reste était péniblement affecté par la lumière.

On pratiqua une première ponction, qui fut mWie d' inflammation ; le kyste redevint de nouveau volumineux, fut ponctionné de nouveau, et on eut soin de déchirer la paroi. La guérison suivit cette seconde opération.

OBSERVATION VIll

( publiée en, 1854„ par M. H. Wallon , Asiocialion medical journal).

Une jeune fille, âgée de 6 ans , se, blessa l’œil droit avec des ciseaux ; la perte de la vue s’ensuivit.. A l’âge de, 18 ans, elle fut examinée par M. H. Walton, qui trouva l’œil enflammé et en voie d’atrophie; une cicatrice qui s’étendait du bord supérieur de la cornée jusqu’au bord interneide cette membrane, presque au diamètre opposé, indiquait, par un stigmate indélébile, le point où la cornée avait été blessée; il n’y avait du reste pas eu de hernie de l’iris..

La moitié supérieure de la chambre antérieure est occupée par un kyste à demi opaque, qui semble adhérent avec la cicatrice de la cornée, et qui. siège sur le bord, pupillaire de l’iris. L’iris est refoulé en arrière, aminci, concave. La tumeur est cause de douleurs très-vivea.

Ce cas fait voir, dit M. H. Walton, qu’un traumatisme peut être cause d’un kyste de l’iris.

Dans l’observalion que nous traduisons, i! n’est nullement question de traitement.

Cette observation fut publiée avant celle qui suit , quoique le malade de AI. Richard ait été, observé avant celui de M. Wallon.

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