OBSERVATION V
( Celle observation a été publiée par M. Jones Wharton , The Lancet ^ june 1852 , p. £68.)
Edward R âgé de 5 ans, est admis, le 8 septembre 1851, dans le service de
M, Wharton Jones ; un an et demi avant, il s’était blessé l’œil gauche avec une fourchette; il fut admis à Charing-Cross hospital, et y fut soigné pendant troi.s semaines. Au dire de la mère, à sa sortie l’enfant voyait aussi bien qu’auparavant.
Depuis , l’œil continua à être eu parfait état, quand, il y a deux mois, il devint le siège d’une phlegraasie, qui s’accompagnait de photophobie et d’écoulement de larmes abondantes. Au bout de six semaines, l’enfant fut présenté deux fois à la consultation externe de Charing-Cross ; depuis, il vit un médecin qui éclaira la mère.
A son entrée à l’hôpital de l’Université, on vit dans la chambre antérieure un corps large transparent, et si ressemblant au cristallin, qu’au premier moment on pensa à une luxation de la lentille. Un examen plus approfondi démontra qu’on avait affaire à un kyste séreux à parois délicates, faisant saillie dans la chambre antérieure; l’iris était arraché de ses insertions ciliaires en bas; on voyait à cet endroit la plaie causée par la fourchette, et qui avait décollé partiellement l’iris.
Une première ponction amena l’affaissement de la paroi kystique; mais, en octobre, M. Wharton fut obligé de nouveau d’y recourir : le kyste s’affaissa de nouveau; mais bientôt la conjonctive rougit en un point, il y eut de la photophobie. L’enfant retourna dans sa famille.
17 novembre. L’enfant revient. Les parois du kyste sont le siège d’une suppuration, la paroi antérieure est vascularisée. Malgré un traitement antiphlogistique énergique, le pus se fit jour à travers la sclérotique, l’exsudation se résorba, il n’en resta qu’à la partie inférieure sous forme d’une tache jaunâtre; la résor-
plion est aidée par l’usage du calomel. Le soixaule-troisième jour, l’eiifaul est guéri ; la vue est excelleute.
Remarquons que des accidents nombreux ont eu lieu pendant le traitement ; la suppuration des parois est la règle dans la guérison du kyste par la |)onclion.
A la fin de son observation, M. Wharlon déclare que la potictiott seule doit être employée, et parle de résultats désastreux causés par l’extirpation du.kyste. Nous aurons à revenir sur l’opinion de M. Wharton; mais nous ne pensons pas que l’excision d’un lambeau d’iris puisse occasionner, aussi fréquemment, la ponction que des accidents inflammatoires.