AVANT-PROPOS
Il est une partie du chapitre si intéressant des tumeurs de l'ovaire qui semble attirer davantage l'attention, qui captive même etétonne facilement l’esprit ; nous voulons parler de celle où l'on parle des kystes dermoiïdes et de leurs complications. Durant le cours de nos études, frappé à diverses reprises des bizarreries qui y sont pour ainsi dire semées, nous primes intérêt à étudier de plus près ces pages pleines de surprises, et les rechérches faites à ce sujet ne firent qu'augmenter notre curiosité, quand un cas de ce genre de lumeurs se présenta dans le service de M. le P' Duret, dont nous étions alors l’interne. . Nous pouvions désormais observer de plus près et d’une façon personnelle le sujet qui nous plaisait. Plus tard, la pensée. nous vint de rassembler en un modeste travail, les résultats de nos recherches et de nos réflexions et d’en faire l’objet de notre thèse inaugurale. Déjà beaucoup, avant nous, se sont occupés de ces tumeurs étranges ; leurs idées plus autorisées que les nôtres ont tour à tour occupé les esprits médicaux, avides d'éclaircir les mystères, peut-être sans leur donner une satisfaction complète. Aussi ne penserons-nous pas, un seul instant, faire mieux et parvenir à marcher plus à l'aise dans ce dédale scientifique. Un ‘simple essai de mise au point de la question, en nous appuyant sur les découvertes les plus récentes, tel sera notre but, et nous nous estimerons très heureux si nous obtenons ce seul résullat.
Notre plan sera le suivant:
Dans un premier chapitre, nous donnerons de courtes consi-
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dérations sur les kystes dermoïdes de l'ovaire en général et nous parlerons de la distinction à faire entre les kystes dermoïdes extra-génitaux el les kystes dermoïdes génitaux.
Dans un second chapitre, nous étudierons l'évolution clinique habituelle des kystes dermoïdes de l'ovaire.
Les dégénérescences qu'ils subissent parfois feront l° bit du troisième chapitre. ee ;
Enfin nous verrons la marche, la durée et la terminaison habituelles de ces tumeurs dégénérées. Nos conclusions et un index bibliographique termineront notre travail.
Avant d'entamer notre sujet, nous adressons bien volontiers l'expression de notre reconnaissance à tous nos maitres de la Faculté de Lille, particulièrement à ceux qui ont veillé à notre éducation médicale, durant notre long séjour dans les hôpitaux, et nous ont initié aux secrets de la clinique, au chevet du malade. Merci à MM. les P® Durer, Desprars, DERVILLE, qui nous ont donné pendant notre internat tant de marques de leur affectueux intérêt. Nous adresserons un hommage ému à M. le P' AUGIER, qui nous à guidé avec tant de bonté, et une si haute compétence dans la pratique des maladies de l'enfance ; c'est à ses côtés que nous avons puisé le meilleur de nos connaissances en clinique infantile; c’est encore lui qui nous a facilité le travail de cette thèse, entreprise sous ses conseils.
Nous n'oublierons pas M. le P' Eusracue, qui nous a familiarisé avec les nombreux cas de dystocie. obstétricale et nous conserverons un souvenir reconnaissant de la confiance qu'il nous a témoignée pendant les six mois que nous avons été son interne dans le service d'accouchements de la Maternité Sainte- Anne.
Merci aussi à MM. les P® Faucon et Decassus, aux cours pratiques desquels nous devonslesnotions de médecine opératoire etdegynécologie que nous possédons. Nous nous félicitons d’avoir suivi longtemps leurs dispensaires où, tandis que les malades trouvaient des soins éclairés et toujours un soulagement, nous recueillions avec soin les ‘conseils pratiques qu'ils nous donnaient si aimablement et sans se-lasser.
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Nous remercions aussi fous ceux qui furent nos maitres à Paris durant la dernière année de nos études el nous évoquerons longtemps avec plaisir la clarté et la science de leurs cliniques, et l'intérêt si grand de leurs consultations.
Enfin, nous sommes heureux de dire ici toute notre reconnaissance à notre vieil ami le D' Auperr, à notre camarade de salle de garde à la Charité, Fernand Lxczerco, et à notre sympathique ab otaleur Ain Haxoraux, pour leurs traductions fidèles qui nous ont permis d'utiliser des documents originaux
et bien précieux.
= Nous apprécions hautement le grand honneur que nous a fait M. le P' Paul Bercer en voulant bien accepter la présidence de notre thèse, et nous le prions de recevoir l'expression de notre . respeclueuse gratitude.