OBSERVATION XV
BLackMann. Am. j. of Med. Sc., janvier 1889, p. 79 (dans thèse de Roy).
Ouverture du kyste dermoïde suppuré dans la vessie. — Formation de calcul phosphatique développé autour d’une dent.
Femme, 36 ans, mariée à 12 ans. Stérile. À 21 ans, douleurs, et treize mois d'aménorrhée. Expulsion de cheveux par la vessie. Pendant plusieurs mois, elle souffre d'irritabilité vésicale et perd de l'urine par le rectum. À 26 ans, extraction d’un calcul phosphatique développé autour d’une dent. Un an après, un autre semblable. À 30 ans, un autre. À 33 ans, on trouve un autre calcul fixé dans une ouverture à peine suffisante pour admettre la pointe de l'index à la partie inféricure gauche de la vessie. À partir de ce moment, l’urine ne passe plus par le rectum. Quelques mois plus tard, expulsion de cheveux incrustés de matières calcaires.
Quelques symplômes de calcul.
Suite inconnue.
OgsErvarTion XVI
Fuzer. Path., vol. XXI (dans thèse de Roy).
Femme de 55 ans, deux enfants en bonne santé. À 33 ans, plusieurs crises avec hémorragie utérine, On constate alors la présence d'une tumeur dans la région hypogastrique gauche. Peu après, l'urine commença à contenir du pus, mais sauf cela, la malade reste bien portante jusqu’à 47 ans. Alors, la quantité de pus augmente et la malade présente des symptômes fébriles. Une tumeur molle, du volume du doigt fut trouvée dans le vagin, juste derrière le chtoris, et l'urine con-
tenait de la matière sébacée. La pression du doigt permettait de vider la tumeur. Des cheveux et de la matière caséeuse furent d’abord expulsés ; après cela, la tumeur ne s’est jamais remplie de matières solides.
OgsErvaTIioN XVII
Duncan. Lancet, 1890, II, 12 juillet, p. 73.
B. À..., 20 ans, célibataire, entre à l'hôpital le 3 septembre 1889. Depuis un an, douleurs, état général mauvais. Depuis le mois d'avril, tuméfaction de l'abdomen qui augmenta graduellement. Au mois de juillet, les urines devinrent purulentes, Suppression des règles depuis six mois. Le 13 septembre, ouverture-de l'abdomen, la tumeur est adhérente au bassin, à l'utérus et à la vessie ; on la fixe à la paroi abdominale. Le 23, ponction du kyste ; écoulement de matière verdâtre plus gélaüineuse que le pus o’dinaire. Ouverture du kyste au thermocautère ; le contenu sortit alors facilement. La poche fut lavée et drainée. Amélorauon Les urines devinrent moins purulentes. Le 1° décembre, la malade eut ses règles. Le 26 décembre, douleurs et fièvre, ouverture vaginale et drainage abdomino-vaginal. Le drainage fut supprimé au commencement d'avril ; les orifices se fermèrent. La malade fut revue guérie au moins de Juillet ; légère induration dans le côté droit du bassin. Règles régulières.
OgservarioN XVIIL (résumée) D: Le Genre. Annales des maladies des organes génito-urinaires, 1898. M'° B.., 48 ans, entrée dans mon service, le 10: octobre
1896, comme atteinte d’une cystite purulente, consécutive à
la fièvre typhoïde.
Depuis plusieurs années cette femme se plaignait de douleurs intermittentes dans le bas ventre.
Trente-cinq jours après le début de son état fébrile, on constate un manque absolu d’appétit. Les phénomènes prédominants étaient vésicaux : miction douloureuse, urines rares, sentant mauvais. Actuellement, les besoms d’uriner étaient fréquents, impérieux, accompagnés el suivis d'épreintes. La quantité quotidienne des urines oscillait entre 600 et 800 grammes : la couleur en était jaune foncé, l'odeur fétide ; un sédiment abondant était constitué en grande partie par des globules de pus. IL n'y avait jamais cu d’hématurie.
Le diagnostic de eystite et péricystite fut seul posé. Les lavages vésicaux augmentaient les douleurs.
Le 9 novembre, la malade fut prise d’une envie d’uriner plus impérieuse que jamais, et elle expulsa une masse solide qui fut projetée dans l’urinal avec un bruit perçu par les malades voisins. Soulagement immédiat, La fièvre était tombée. Dans l'urine expulsée, on constate la présence d’une grande quantité de poils blonds et du pus.
On pensa imméthatement et naturellement à l’expulsion du contenu d’un kyste dermoïde ; mais comme 1l était certain que la communication étroite, qui devait exister avec la vessie ne suffirait pas à empêcher la malade de s’infecter, je fis passer celle-ci dans le service de M. Tuffier.
Notre collègue, ayant ouvert la cavité abdominale, trouva; en effet, un kyste dermoïde de la grosseur d’une orange, adhérent à la vessie, à l'utérus, à l’intesun ; le contenu en était putride et exhalait une odeur infecte. La malade, affaiblie par la longue durée de la fièvre, subit un shock opératoire assez
accentué, auquel obvia une injection intra-veineuse de’sérum arüficiel.
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Ogservarion XIX
Citée dans Lesars. Semaine Médicale, 21 septembre 1904.
(Examen cystoscopique.)
Malade opérée par M. Olshausen. La tumeur, immobile, s'étendait jusqu’à lombilic ; l'urine contenait des goutelettes graisseuses : on fit la cystoscopie, et l’on découvrit une petite surface rougeâtre, large comme une pièce de 10 pfennigs, entourée de fines granulations ; au centre, par un petit ori. fice fistuleux, on faisait sourdre, en pressant sur la tumeur abdominale, les mêmes goutelettes huileuses qu’on retrouvait dans l'urine. Suites inconnues.
OgsErvaTIoON XX
Citée par Lesars. Semaine Médicale, 21 septembre 1904.
(Examen cystoscopique.)
Malade du service de M. Schmit. On apercevait, sur la paroi gauche de la vessie, un orifice déprimé, par lequel s’échappaient des écheveaux de poils ; on ne sentait pas de tumeur à proprement parler, mais seulement une masse dure et fibreuse paravésicale, et il semblait que le kyste se fut vidé en grande partie par la voie vésicale.
Suites inconnues.
OBSERvATION XXI Lejars. Semaine Médicale, 21 septembre 1904.
Kyste dermoïide suppuré, ouvert dans la vessie et en immi-
nence d'ouverture à la peau. — Laparotomie. — Guérison.
Une femme de 28 ans entre dans nos salles, avec une grosse tumeur, roùge el fluctuante, de la région hypogastrique. Il
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va dix-huit mois, elle s'aperçut que ses urines élatent trou bles, avee un disque d’albumine. Depuis deux mois, elle a commencé à souffrir de la vessie, les urines sont plus fortement albumineuses et laissent un dépôt purulent., On pratique une instillation de nitrate d'argent ; quelques heures après, la malade expulse, avec l'urine, plusieurs mèches de cheveux, puis une luméfaction apparait au-dessus du pubis, elle fait corps avec la peau et se continue dans la profondeur. La peau est rougeàtre surtout à gauche.
Kyste dermoïde suppuré, ouvert dans la vessie el en imminence d'ouverture à la peau, lel parut être le diagnostic qui s'imposail.
La laparotomie médiane a confirmé le diagnostic ; la paroi était intimement adhérente de lous côtés : on vide et on déterge aux compresses la poche Kystique ; on laisse deux gros drains el, sans faire aucune suture, on tamponne la cavité de l’abcès pariétal.
Au bout de deux mois, la cicatrisation était complète.