CONCLUSIONS
Lès points essentiels de ce travail peuvent être résumés dans les conclusions suivantes :
I. — Il existe à la langue et au cou des kystes développés aux dépens d’un segment de canal thyro-linqual anormalement persistant.
IT. — Sans être extrêmement fréquents, ces kystes ne sont cependant point des raretés pathologiques, comme on l’a cru longtemps.
IT. — A la langue, ces kystes siègent primitivement à la base de l'organe; mais ils peuvent en se développant l’envahir de plus en plus et occuper bientôt toute son épaisseur.
IV. — Au cou, ces kystes se développent soit au-dessus soit au-dessous de l’os hyoïde. Les seconds, ceux surtout qui occupent l’espace thyro-hyoïdien, sont de beaucoup les plusfréquents.
V. — Quelle que soit leur situation, ces kystes ont un contenu séro-muqueux, de teinte et de consistance assez variables, dans lequel se rencontrent des cellules épi-
théliales cylindriques détachées de la paroi. Cette der-
nière est tapissée d’épithélium cylindrique généralement à cils vibratiles.
VI. — Tous ces kystes ont une grande tendance à la suppuration et à la fistulisation.
VII. — Ces kystes ne possédant point de caractères cliniques absolument pathognomoniques ; leur diagnostic repose essentiellement sur l’examen histologique de leur contenu et de leur paroi.
peut mettre à l'abri de leurs complications et de leurs
Seule une extirpation complète et prématurée
récidives.
Vu : le Président de la thèse
Ra GUYON.
Vu : le Doyen,