OBSERVATION XXX
Seligman (/ahrb. der Hamburger st. krankenanst, 1890, vol 2; p::120;)
Chez un garçon de 21 mois, mort de pneumonie, on trouve, à 6 centimètres au-dessus de la valvule de Bauhin, un kyste du volume d'une prune, siégeant dans la musculature de la paroi intestinale, et d’un contenu incolore. un peu louche.
Histologiquement, la paroi du kyste rappelle la structure de l'intestin ; la ponction de cette paroi, contiguë à la muqueuse intestinale, renferme un grand nombre de petites cavités, grosses comme des têtes d’épingles et dont le revêtement interne se compose d'une muqueuse avec villosités et glandes de Lieberkühn. Du côté opposé il existe quelques dépressions tapissées d’épithélium cylindrique rappelant les cryptes dé Lieberkühn.
(1) Malgré l'absence de vérification anatomique, nous croyons intéressant de rapporter cette observation, dont l'histoire clinique est assez spécialé (ponction, communication des kystes entre eux).
OBSERVATION XXXI à Rimbach (Thèse de Giessen, 1897.)
Jeune fille de 25 ans, présentant un kyste de l'abdomen qui, sept jours avänt sa mort, fut ponctiohné. On retira 3 litres d’une sérosité sahigüinolente. contenant dés flocons fibrineux et de nombreuses paillettes de cholestérine. Mort avec symptômes d'occlusion intéstinale. *
A l’autopsie, on trouve un kyste volumineux de 17 céntimètres de diamètre, siégeant au niveau de l'intestin grêle, du côté opposé à l'insertion mésentérique et dont la paroi, en certains endroits, 4 jusqu’à 2 centitièlres d'épaisseur. La paroi dé ce kyste, qui communique avec l'intestin par une petite ouverture, présente la structuré de’l'intéstin. [1 $’agissait d'une occlusion par coudure.
OBSERVATION XXXII Ritmbach (Thèse de Giessen, 1897.)
Femme ägée de 38 ans se plaint d'une tumeur abdominale, qu’elle a remarquée depuis trois ou quatre äns et qui, depuis, a augmenté de façon progressive.
Opération. Guérison.
On trouve une tumeur grosse comme une tête d'adulte, très tendue, recouverte de tous côtés par l’épiploon. Après l’avoit libérée des adhérences, on constate que la tumeur est rattachée à l'intestin grêle par un pédicule gros environ comme un crayon et paraissant complètement plein. [1 s'agit d’un kyste dont la paroi ne présente pas Je muqueuse, mais une musculature formée de deux couches de fibres musculaires lisses.
OBsERvATION XXXIII
Anderson. (Brit. med.journ., 1898, vol. I, p. 426.)
Femme de 59 ans. souffrant depuis dix ans environ de diarrhée chronique et d’attaques bilieuses qui sont devenues particulièrement fréquentes depuis deux ou trois ans. Depuis peu, elle présente des vomissements et elle a notablement maigri.
On trouve une tumeur occupant la région ombilicale gauche, mesurant six pouces de diamètre, mobile dans tous les sens, mate, légèrement fluctuante. non douloureuse à la palpation. La malade avait déjà remarqué son existence quelques semaines auparavant. La tumeur ne se modifiant pas avec les purgatifs et le traitement diététique et la malade continuant à s’affaiblir, on intervient chirurgicalement.
Après incision médiane on tombe sur une tumeur grosse comme une tête d'enfant, en connexion avec la face antérieure de l’estomac et adhérente au côlon transverse. L'extirpation étant impossible à cause des adhérences, on suture la tumeur à l’incision abdominale et on l’incise : il s’en écoule 500 centimètres cubes d’un liquide rouge brunàtre. La malade meurt le lendemain.
À l’autopsie on trouve, en plus du kyste opéré, cinq aatres kystes juxta-intestinaux. Les ganglions mésentériques et rétropéritonéaux sont augmentés de volume. Le pancréas est atrophié et le canal de Wirsung dilaté. Le foie, la vésicule et les voies biliaires sont normaux. [l existe un gros kyste uniloculaire à la partie postérieure de l’estomac à quatre pouces du pylore; il est situé entre la tunique musculaire et le péritoine et ne communique pas avec la cavité gastrique. Il contient 150 centimètres cubes de liquide brunâtre, grumeleux.
L'examen microscopique y montre des globules rouges, dela graisse, des cristaux de cholestérine, du pigment jaunâtre .
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et quelques cellules épithéliales cylindriques isolées ou agminées par groupes de trois ou quatre. Parmi elles sont des cellules muqueuses.
Quant au kyste pré-stomacal, sa surface interne est irrégulière et villeuse.
Derrière l'épiploon existe un kyste multiloculaire contenant des débris caséeux. À la partie postérieure du pylore est un petit kyste contenant un liquide hémorragique.
Un grand kyste uniloculaire est attenant au jéjunum et contient 150 centimètres cubes d’un liquide brunâtre analogue à celui décrit plus haut. Il est sous-péritonéal. Son grand diamètre, parallèle à l’axe de l’intestin, est de 3 pouces et demi, son petit diamètre de 2 pouces et demi. [Il commence au niveau de l'insertion mésentérique et s'étend le long de la circonférence de l'intestin. En certains endroits sa surface interne est papillaire. Ce kyste est rattaché par des adhérences au côlon descendant.
Il existe un autre kyste du jéjunum qui contient environ 62 centimètres cubes de liquide, semblable au précédent, mais plus petit, et contenant des paillettes brillantes.
Son contenu histologique est le même que celui signalé plus haut. Ses parois sont constituées par un tissu conjonctif très vasculaire, contenant d’abondants débris d'hémoglobine. De place en place, on y trouve quelques cellules épithéliales et en quelques endroits sont des néoformations papillomateuses, de structure adénomateuse évoluant vers le type néoplasique malin.
OBsErvATION XXXIV Quensel. PNordisk Med. Archio., 1898, n° 30 p. 1.)
Enfant mort-né.
Du côté antérieur, convexe de l'intestin se trouve un kyste rond, élastique de 3 centimètres de long, uniloculaire, situé au:
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niveau de la valvule de Bauhin et libre dans la cavité abdominrle., Cé kyste ne communique pas avec la lumière intestinale et contient une sérosité claire. renfermant quelques flocons et des cellules épithéliales isolées où agglomérées:
La paroi du kyste est lisse ; elle est formée de deux couches musculaires ét d’une muqueuse peu développée qu’on ne réncohtre que par places et qui présente çà et là des formations glandulaires.
OBsERvATION XXXV Quensel. (/bid.)
Enfant sexe féminin, âgée de quatre mois. Morte de pneumonie.
A l’autopsie, on trouve contre le cœcum, à la face antérieure. : un kyste sous-rnuqueux, uniloculaire, de 3 centimètres de longueur à contenu clairet muqueux. Ce kyste ne communique pas avec l'intestin. [l est tapissé d'une muqueuse avec villosités et de nombreuses glandes munies d'une couche épithéliale, qui présente de nombreuses cellules caliciformes.
OBsErvATION XXXVI Quensel (Zbid.)
Femme, âgée de 63 ans. Atteinte de douleurs abdominäles et d'obstruction intestinale. Puis, vomissements fécaloïdes. Laparotomie. Résection d'une tumeur située dans le bassin en même temps que des portions intestinales adjacentes. Mort
A 57 centimètres au-dessus de la valvule iléo-cœcale, on trouve, du côté opposé à l'insertion mésentérique, entré les deux coüches musculaires de la paroi intestinale, uné tumeur
‘volumineuse divisée en deux parties : l’une kystique et l’autre,
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plus petite, solide, faisant saillie dans l'intestin. Gette dernière se présente comme étant un sarcome fuso-cellulaire dont le point de départ se trouve dans la sous-muqueuse. Quant au contenu du kyste, il est sanguinolent et de consistance molle.
Dans sa paroi prédomine le tissu conjonctif, vraisemblable: .
ment, par Suite de modifications secondaires, sa muqueuse a été détruite: é
OBsERvATION XXXVII
Quensel (Zbid.)
Pièce d'autopsie trouvée chez un adulte.
Au niveau de l’iléon, du côté opposé à l'insertion mésentérique, se trouve un kyste rond, sous-séreux, de 6 centimètres de diamètre, ne communiquant pas avec l'intestin. La paroi présente la structure de l'intestin grêle. Au niveau de la mu queuse on trouve des villosités, mais l'épithélium de revêtement et l’épithélium glandulaire dans sa plus grande païtie ont disparu.
- Tuberculomes dans la muqueuse kystique et intestinale ; dans la sous-muqueuse, tubercules miliäires.
OBssErvarTion XXX VIII
Gfeller (Deutsch. Zeitchr, f. Chr. 1902, vol. 65, p. 330.)
Petite fille âgée de 12 ans, bien portante jusqu’à l’âge de 5 ans. Depuis ceite époque, douleurs abdominales fréquentes, survenant par crises et accompagnées de vomisséments. Deux jours avant son entrée à l’hôpital, ellé 4 été prise brusquemenñt de doüleurs abominables extrêmement vives et dé vorissements. L'épigastre et la région lombaire du côté droit sont très
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tendus, mais la palpation ne révèle aucune résistance profonde.
Diagnostic : Pérityphlite.
Opération : Exsudat séreux de péritonite: ancienne cicatrice au niveau de la racine du mésentère; torsion de 360° d'une longue anse intestinale. On extrait du petit bassin une tumeur du volume d’une orange, siégeant sur le bord libre de cette anse intestinale, et alors le volvulus se réduit facilement.
Extirpation de cette tumeur kystique située sous la sous-muqueuse de la paroi intestinale. Guérison.
Ce kyste uniloculaire contient une sérosité louche et brunàtre. Sa paroi présente la structure intestinale : séreuse, deux couches de fibres musculaires lisses, longitudinales et circulaires, sous-muqueuse, muscularis mucosæ et, immédiatement au-dessous de la couche épithéliale, une couche de tissu conjonctif lâche. Dans la plupart des joints, il y a un épithélium typique pavimenteux stratifié, dont les assises les plus profondes sont plus ou moins cylindriques. tandis que les cellules sus-jacentes se rapprochent davantage de la forme cubique ou polygonale et à la surface on trouve presque partout une simple couche de cellules aplaties, mais toutes pourvues de noyaux. Les noyaux des cellules cylindriques sont plus clairs. ayant davantage la forme de petites ampoules; on n aperçoit pas encore ici de cellules ciliées bien nettes.
Cet épithélium pavimenteux stratifié devient en plusieurs endroits, soit brusquement, soit par transition, un épithélium cylindrique stratifié dont les noyaux sont colorés avec intensité et dont le corps protoplasmique est peu élevé. Ces cellules cylindriques se montrent très nettement délimitées, mais sans cils vibratiles. Elles ne présentent nulle part l'aspect de cellules caliciformes. En quelques endroits, cet épithélium cylindrique ne présente qu'une couche de cellules remarquablement élevées. À l’examen en surface on constate que la plus grande partie de la muqueuse est recouverte d’épithélium pavimen-
teux. tandis que l’épithélium cylindrique est reconnaissable sur des coupes longitudinales par ses noyaux de teinte plus sombre. RSS
D'autres éléments, tels que glandes et tissu lymphoïde, font complètement défaut,