‹ Des kystes hydatiques du corps thyroïde: et de leur traitement par l'extirpation totaleChapitre 11 sur 29 · PÉAN · texte numérisé non relu

PÉAN

Jeune fille de 29 ans, n’a jamais quitté Paris. Cou volumineux depuis l'enfance. Depuis 8 à 10 mois la tumeur a pris un développement rapide, en même temps que la respiration devient bruyante,avec du cornage de temps en temps. Accès de dyspnée violente sous l’influence des émotions. La jeune fille est devenue nerveuse, émotive ; palpitation, toux sèche et quinteuse. Voix éteinte.

La malade entre avec le diagnostic de goitre plongeant kystique. L'examen du cou montre, sur la ligne médiane, une tumeur du volume d’un œuf de poule à surface arrondie, lisse. Cette tumeur se continue de chaque côté, sans ligne de démarcation avec les lobes latéraux du corps thyroïde. Son extrémité inférieure se prolonge derrière le sternum, même au repos, mais surtout pendant les fortes inspirations et les accès d’étouffement. La tumeur s'élève avec le larynx dans la déglutition. Elle est nettement fluctuante. ,

Opération. —Incision médiane, couche parcouchejusqu'au kyste. Ponction au bistouri laisse écouler un liquide clair transparent, absolument limpide. Agrandissement de l’incision exploratrice ; on enlève avec des pinces la pochemère remplie d’hydatides-filles. Marsupialisation. Vingt-trois jours après l'opération la malade part guérie.

(1) Péan. —Leçonsde Clinique Chirurgicale, 1890.

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