‹ Des Kystes Sébacés: Leur TraitementChapitre 12 sur 17 · NET · texte numérisé non relu

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Dans les cas de loupes ulcérées, après avoir ainsi que nous avons dit, désinfecté autant que possible les points qui suppurent, on comprendra l’ulcération entre les deux branches d’une incision elliptique. A l’aide d’une pince, on attirera le kyste au dehors, l’entourant ainsi que les pinces d'une compresse ; l’on évitera ainsi la souillure des surfaces cruentées, et l’on pourra tenter la réunion immédiate.

L’hémorrhagie peut souvent devenir gênante surtout dans les opérations des loupes du cuir chevelu. Des éponges ou des tampons de ouate nettoyeront le champ opératoire, on appliquera la pince de Péan ou mieux celle de Kocher. La dent dont cette dernière est munie donne une prise plus solide et l’empêche de glisser. On sait, en effet, combien les parois artérielles sont au crâne encastrées dans les tissus. Les hémorrhagies en nappes, s'arrêteront par compression, ou par action de l’acide phénique en solution forte. Les hémorrbagies artérielles s’arrêteront par la compression, la torsion ou la ligature. Souvent lorsque la pince de Kocher est enlevée l'hémorrhagie est arrêtée, mais il faut craindre une réouverture du vaisseau. L'adhérence de l'artère aux tissus voisins empêchant la rétraction des tuniques artérielles, l'artère peut garder son calibre normal et le caillot peu résistant être projeté au dehors. On à vu souvent l’hémorrhagie des parois du crâne arrêtée un certain temps par la compression, recommencer une ou deux heures après. On ne pouvait accuser que la constitution anatomique de la région. Cette constitution nous empêche encore de faire la torsion suivant le procédé de M. Tillaux, qui ne peut s'appliquer qu'aux grosses artères libres de toute adhérence serrée, plongée dans une atmosphère

de tissu cellulaire lâche. Reste la ligature parfois très dif-

A Lee

ficile, car le fil glisse fort souvent. C'est ce qui avait amené Dupuytren, suivant en cela l'exemple d’Ambroise Paré, à passer un fil au-dessous de l’artère. Ce fil ressortait sur la peau et était lié sur un bourrelet de diachylon.

M. Polaillon a employé ce procédé avec succès dans un cas d’ablation d’épithélium. La méthode antiseptique et le catgut nous permettent de modifier cette méthode. Avec l’aiguille de Reverdin, nous ferons passer un fil au-dessus ou audessous de l’artère, comprenant dans la ligature les tissus péri-artériels. Le catgut sera abandonné dans la plaie sans inconvénients.

On ne devra faire la suture, que lorsque la plaie sera complètement sèche, surtout si l’on veut éviter le drain et placer un pansement sec collodionné ainsi que nous le proposons plus loin. À

Il est inutile de dire que l’on devra toujours faire la suture dans les cas de loupe non ulcérée. Dans ces cas la suture doit fermer complètement la plaie sans laisser de passage pour un drain qui est inutile si les règles de lantisepsie ont été bien observées.

Quel genre de fil doit-on employer? Soie catgut, ou crin de de Florence.

Peu importe pourvu que le fil n'apporte aucun germe avec lui. Cest pour cela que le crin de Florence doit être préféré car il est le plus facile à stériliser, il est aussi souple que la soie et ne coupe pas les tissus. On a accusé la soie d’infecter les points de suture. Si la loupe est très volumineuse il sera utile de réunir par des points de suture profonds et d'appliquer un pansement compressif

ouaté.

GEO Es

Après l’ablation d’une loupe ulcérée, on ne pourra faire une suture complète de la plaie si l'on suit le procédé que nous avons indiqué plus haut. Il sera prudent de placer à Ja partie inférieure de la plaie un petit drain ou mieux une mèche de gaze iodoformée que l’on retirera au premier pansement, #8 heures après l'opération. È

M. Kirmisson redoute la suture dans les plaies du crâne, il ne l’admet que lorsque la plaie est nette et toujours avec un

drain.

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