‹ Des Kystes Séreux du PancréasChapitre 22 sur 23 · Gazelle des hôpilaux, 1886, p · texte numérisé non relu

Gazelle des hôpilaux, 1886, p

pancréatiques, est notée dans beaucoup d'observations ; cependant elle peut acquérir, dans certains cas, plus d’ampleur et induire en erreur. On pourra alors avoir recours au son hydro-aérique signalé par M. le professeur Le Dentu et dû à la présence de l'estomac en avant de la tumeur.

Cette tumeur est arrondie, quelquefois bosselée, rénitente, parfois soulevée par les battements de l'aorte, le plus souvent fluctuante, indolente même à la pression, à moins de complications spontanées, ou provoquées par un traumatisme. Cependant, dans l'observation de Nichols (Obs. VIT) le malade éprouvait depuis vingt ans des douleurs aiguës et périodiques à l’épigastre. Cet auteur signale également dans les deux pieds de sonf malade des démangeaisons intenses qui diminuaient à l’arrivée des douleurs.

Un exposé complet du diagnostic des kystes pancréatiques n’est certes pas chose facile, Les symptômes sont nombreux mais malheureusement peu concluants. Nous nous bornerons donc à résumer brièvement les principaux signes qui pourraient conduire à ce diagnostic :

1° Les affections du pancréas, en général, seront surtout reconnues grâce à la présence des selles graisseuses, de la glycosurie, de l’ictère pancréatique avec ses caractères spéciaux. |

2 Les kystes ne présentent guère de caractères propres et ne peuvent être diagaost qués le plus souvent que lorsqu'ils sont volumineux et par conséquent accessibles à la percussion et à la palpation ;

3° Quant aux kystes sé:eux, en perticulier, il serait dif-

ficile de leur attribuer des signes pathognomoniques absolument certains. Ils constituent une rareté pathologique des plus curieuses, mais que les opérations chirurgi-

cales et surtout les autopsies permettent seules de conslater.

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