‹ Des Kystes Séreux du PancréasChapitre 6 sur 23 · Bullet. soc. anat., 1863, p · texte numérisé non relu

Bullet. soc. anat., 1863, p

vail comme faisant époque dans l’histoire des kystes du pancréas et diviserons-nous notre chapitre historique en deux parties :

1° Travaux antérieurs à 1865 ;

2° Travaux publiés depuis 1865.

4° Travaux antérieurs à 1865

Les médecins de l'antiquité et du Moyen-âge ne nous disent rien des kystes du pancréas. Il faut arriver jusqu'à Morgagni pour trouver les premières mentions de ce genre d'affection.

Il s'exprime ainsi à propos de lautopsie d’un jeune homme qui avait porté plusieurs kystes dans le tissu cellulaire sous-cutané du cou (1): «... Juæsta splenem vera mesocoli sinistra pars in corpus intumescebat conslans ex ‘pluribus colligatis quasi ovis columbinis, eadem ülla materia farclis : quibus et pancréas plenum erat... >

Un peu plus tard, Chambon de Montaux cite le cas suivant, dans la relation de l’autopsie d’une femme de 70 ans, ayant succombé à une fièvre quarte (2) : « Panereas sanus ; inter ipsius glandulas mullæ tamen hydatides exiguæ inventæ sunt... » Ilfaut remarquer que le mot hydatides employé par Chambon de Montaux désigne d’une façon générale toutes poches contenant du liquide, c'est-à-dire des kystes; Morgagni avait déjà employé cette expression pour désigner les kystes du testicule. I

1. Morgagni. De sedibus morborum, Epistola 68, chap. 12. 2, Chambon de Montaux, Observationes clinicæ, obs. LV, p. 99,

Paris, 1789.

est malheureusement difficile de savoir de quel genre de kystes pancréatiques ces deux auteurs ont voulu parler.

Nous trouvons ensuite dans l’Essai d'anatomie pathologique générale de Cruveilhier, publié en 1816, une obser-vation de kyste pancréatique causé par une distension énorme du canal de Wirsung (Obs. IT).

G. Bécourt, dans sa thèse soutenue à Strasbourg en 1830, et que l'on peut considérer comme le premier travail important sur cette question, rapporte une observation de Stærck et donne la description d’une pièce intéressante possédée par le musée de Strasbourg (Obs. V).

En 833, Cruveilhier fait une communication à Ja Société d’Analomie sur un nouveau cas observé par lui (Obs. IV).

Mondière donne en 1836, dans les Archives générales de Médecine, ses Recherches pour servir à l’histoire pathologique du pancréas, et se contente de reproduire les observations de Bécourt: « Ces questions tout-à-fait sans solution aujourd'hui, dit-il, en recevront peut-être plus tard, alors que la science se sera enrichie de nouveaux faits. »

Engel (1), en 1840, nous donne la relation de trois faits intéressants, Il s’agit, dans les deux premiers cas, d’une dilatation du canal de Wirsung en arrière de l’obstacle qui réside dans une coudure de ce canal; dans le troisième cas, de vésicules de la grosseur d’un pois, au nombre de huit, disséminées dans l’épaisseur de la glande.

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