Med. Jahrbücher des osterreichischen Slaates (KXIII, M
Nip
La question ne fit guère de progrès jusqu’en 1845, époque de la publication du Compendium de médecine. Voici en cffel le passage de cet ouvrage concernant les kystes du pancréas : « On trouve dansle pancréas une poche de dimensions variables dont les parois sont fibreuses, résislantes, et qui contiennent du sang ou d’autres liquides. Dans le cas cité par Stærck, le pancréas était tellement volumineux et pesant qu'il dépassait le poids de treize livres, »
En 1847, Fauconneau-Dufresne publie dans l'Union Médicale un Essai de pancréatologie. À propos des kystes, cet auteur rappelle seulement l'observation de Cruveilhier de 1833.
La inème année, Gross fait paraître, dans l'Anatomical
musœum of the Boston soc. for med. improv., une observation de tumeur kystique du pancréas que reproduisent les Archives générales de Médecine (Obs. IX).
Cruveilhier, dans son Traué d'anatomie pathologique générale, édité en 1856, cile seulement les deux cas qui lui sont personnels et dont nous faisons mention plus haut.
A la même époque, Fauconneau-Dufresne publie un Précis des maladies du foie et du pancréas, mais n'apporte aucun nouveau fait concernant l’histoire des kystes de cel organe.
En 1857, Joshua Parsons donne une nouvelle observation publiée dans le British medical journal et reproduite dans la Gazette médicale de la même année.
Le Bulletin de la Société d'Analtomie de 1863, rapporte
une curieuse autopsie faite par M. Cornil (Obs. 1).
En 1864, nous trouvons dans les Archives de Virchow deux nouveaux cas fort intéressants, compliqués de diabète sucré. Le premier de ces cas est résumé dans notre observation VIII.
La même année, paraît le livre d’Ancelet: Etudes sur les maladies du pancréas, dans lequel l’auteur a réuni neuf observations de kystes.
Enfin, en 1865, MM. Le Dentu et Th. Anger enrichissent la science des deux observations dont il a été question au commencement dé ce chapitre. L'importance du travail publié alors par M. Le Dentu doit nous arrêter quelques instants (1). Nous ne pouvons songer à reproduire en entier cette intéressante monographie, renvoyant pour cela le lecteur à l'ouvrage précité ; qu'il nous suffise de résumer les conclusions formulées à cette époque par notre savant maitre :
1° Affection rare; appartient le plus souvent à l’âge mûr ou à la vieillesse ; causes le plus souvent inconnues.
2° C’est le corps même de la glande qui est le siège de prédilection de ces kystes. Volume variable, rarement très considérable.
3° Lorsque les kystes ne détruisent qu'une petite portion de la glande, et n'ont encore que de pelites dimensions, ils peuvent rester longtemps sans exercer sur l'organisme une influence fâcheuse. Lorsqu'ils deviennent volumineux et envahissent toute la glande, on observe: selles graisseuses, anémie, gène de l'estomac et du duodénum par compression, tumeur arrondie ou