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laires comme sur la peau, c’est-à-dire sur les muqueuses de la bouche, du pharynx,de la conjonctive, du vagin. Comme dans l’hydroa, ces lésions se présentent sous l’aspect de soulèvements bulleux qui sont remplacés par des exsudats blanchâtres, recouvrant une exulcération de la muqueuse. Mais le pemphigus n'offre pas le même aspect. Ce sont des bulles saillantes et non aplaties comme celles de l’hydroa ; elles ne présentent pas non plus, à leur pourtour,le cercle irisé de l’hydroa.De plus,les bulles du pemphigus sont ordinairement plus grosses que celles de l’hydroa. On en a vu de grosses comme une noisette et même une noix, tandis que dans l'exanthème hydroïque, les plus grosses sont comme un petit pois ou un haricot.
Dans l'herpès, les symptômes généraux sont ordinairement plus accentués : la douleur surtout est plus vive. Lorsque l’éruption est apparue, les bulles de l’herpès sont plus petites, plus nombreuses, plus rapprochées les unes des autres,presque confluentes. Les bulles hydroïques sont, au contraire,toujours en petit nombre, éloignées. Si nous examinons la lésion à la période d’ulcération, nous constatons deux particularités qui sont caractéristiques de l’herpès.
° Le contour de la petite plaie est tourmenté, sinueux, presque géographique, figurant çà etlà des segments de circonférence. Généralement on en observe plusieurs (polycyclisme), parfois on n'en observe qu’un :
2° En second lieu, les segments arciformes qui pro-
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jettent sur quelques points le contour de la lésion, appartiennent tous à de petites circonférences. Ils représentent,par exemple, ce que serait un segment de circonférence d’une tête d’épingle ou un grain de millet.
De plus, cet herpès peut occuper à peu prèstous les départements de la bouche, maïs il y a dans la bouche un siège par excellence qu'il affecte,au moins dix-neuf fois sur vingt : c’est la langue. Et sur la langue il a encore ses districts préférés ; le plus souvent, il se cantonne le long des bords latéraux de cet organe. L'hydroa occupe indistinctement la langue, les joues et le voile du palais et lorsqu'il siège sur la langue,c’est principalement sur la partie médiane que se trouvent les lésions.
L'aphte se différencie plus facilement que les lésions précédentes. Il a,en effet, une véritable individualité objective qui le différencie de l’hydroa. Son orbicularité :il figure une petite lentille correctement circulaire et il en affecte également le diamètre. Son entaillure en cupule : il s'enfonce en pente douce dans les tissus de la circonférence à son centre ; l’hydroa, au contraire,constitue des érosions plates. Sa belle coloration jaune beurre frais qu'il acquiert en raison d’un exsudat spécial, qui, pour quelques auteurs, serait presque pathognomonique ; les ulcérations de l’hydroa ont un fond rouge ou grisâtre. D'autre part, l’aphte est très douloureux, il est agaçant, énervant, sensible au coutact des aliments et des boissons. De plus, quand il y a des
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aphtes, il n’y a que dans la bouche que l’on trouve des ulcérations et des bulles,tandis que dans l'hydroa buccal, il y a le plus souvent. presque toujours, un exanthème cutané.
La perlèche peut aussi porter à la confusion ; mais son siège bien limité aux commissures labiales, sa bilatéralité, sa contagion guideront le diagnostic. Ensuite, la perléche empiète rarement sur la muqueuse buccale, elle reste presque toujours une lésion cutanée.
La stomatite ulcéro-membraneuse peut être confondue avec la stomatite hydroïque,à la période exsudative. Mais l’on observe dans la stomatile ulcéromembraneuse des symptômes généraux autrement graves que dans l’hydroa. L’haleine présente une fétidité spéciale, accompagnée de salivation abondante ; il y a de l’engorgement ganglionnaire. De plus, l’on ne voit aucune lésion cutanée qui ressemble à celles qui se trouvent dans la bouche.
La stomatite médicamenteuse, surtout la stomatite due à l’antipyrine, peuvent égarer le médecin. Le simple interrogatoire suffira pour savoir si le malade a pris ou non des substances susceptibles de produire des éruptions.
Il en sera de même pour une érosion simple ou bien une ulcération d'origine dentaire. Elles sont, en plus, de très étroite étendue ; elles sont plus rouges, plus inflammatoires, elles ont plus de durée. Il n'y a pas eu de bulles avant l’ulcération.Dans ie second cas, lorsque c'est par le contact d’une dent, soit déviée,