DAS CRE
lieu de conclure à la nature hydroïque de ces lésions, tout en réservant l'hypothèse d’une syphilis restée latente jusqu'alors. En vue d’en finir avec cette dernière hypothèse, on aura soin de s'abstenir de toute intervention spécifique et de mettre simplement lé malade en observation, De la sorte, abandonne à son évolution propre , la syphilis — si syphilis il y à — ne tardera pas à se trahir par quelques manifestations, comme inversement rien de spécifique ne se produira si la syphilis n’est pas en cause. Ce critérium d'évolution est, en l'espèce, le seul moyen d’élucider le diagnostic insoluble par d’autres voies.
La siluation des ulcérations peut donner quelqués renseignements supplémentaires. C'est ainsi que les lésions de l’hydroa sont plus diffuses, plus nombreuses que les plaques muqueuses. Aux lèvres, l'hydroa siège surtout à la partie médiane landis que, au contraire, les plaques muqueuses occupent surtout les commissures.
En tout cas, plus la difficulté du diagnostic est grande, plus grande aussi doit être la prudence du médecin. Il vaut mieux attendre que se tromper, car Perreur aurait un double désavantage : pour lé malade d’abord, qui se croirait atteint d’une maladie grave qu'il n'a pas; pour le praticien ensuite, qui verrait diminuer la confiance que l’on peut lui donner, |
On pourrait confondre aussi les lésions hydroïques avec celles du pemphigus ; l'on sait que le péemphigus peut se développer sur les muqueuses dérmopapil-