OBSERVATION XVIII
Un homme de 41 ans portait un anévrysme de l’artère carotide gauche, mesurant cinq pouces et demi sur quatre. Il y avait céphalalgie, toux, dyspnée et dysphagie. La pupille de l’œil gauche était assez contractée pour qu’elle ait été remarquée par ses domestiques; du même côté la vue était très-affaiblie. M. Coates de Salisbury (1) lia l’artère, et, le huitième jour après l’observation, on put voir la pupille qui avait été contractée reprendre à peu près son état naturel de dilatation et d’impressionnabilité.
Ce cas me semble apporter un remarquable exemple du rapport qu’il y a entre la lésion du sympathique au cou par la pression d’un anévrysme et l’altération des fonctions de l’iris, qui reprend son état naturel au fur et à mesure que l’anévrysme diminue après l’opération, soulageant ainsi le nerf d’une pression anormale.
ipille accompagnait un ané-
(1 Johnson’s médical journal, vol. II, p. 870, mardi 1822.
L’observation suivante, dans laquelle on a trouvé à l’autopsie un fibrome du ganglion cervical supérieur du grand sympathique, mérite, selon nous, d’être rapportée ici, bien qu’on n’ait constaté pendant la vie aucun des signes de la lésion du grand sympathique. En effet, dans ce cas, rapporté par Lebert (1), et qui remonte à 1828, il est infiniment probable que les symptômes qui caractérisent la lésiou du nerf sympathique existaient, mais qu’ils n’ont pasété remarqués, faute de notions physiologiques suffisantes.