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eût dépassé les limites du temps dont nous disposions. Nous avons voulu simplement grouper dans une vue d'ensemble toutes les lésions qui ont été constatées chezles impaludiques, en ajoutant parfois quelques réflexions et quelques observations que nous avons été à même de réunir pendant les séjours réguliers que nous faisons chaque année en Algérie, à un moment où précisément l’endémie palustre présente son maximum d'intensité, et dans une région fiévreuse par excellence.
Nous nous sommes borné strictement aux lésions des différents viscères, bien qu'il eût été intéressant d'étudier le sang, les muscles, les nerfs, etc., de rapporter les cbservations d’hémorrhag'ies, de mycsites, de névralgies, de paralysies, etc., d’origine palustre. Mais, avant d'aborder l’étude des lésions viscérales proprement dites, nous avons jeté un coup d'œil d’ensemble sur les modifications générales de l'organisme sous l'influence du poison palustre.
Sortant un peu de notre cadre, en parlant de la rate, nous avons émis quelques considérations nouvelles relatives au traitement de l’hypertrophie de ce viscère. Le Dr Rouquette (de Bône), dans le service duquel (160 fiévreux) nous avons puisé un grand nombre d'observations et de renseignements, a indiqué ces nouvelles recherches dansle Bulletin général de thérapeutique du 30 novembre dernier. Nous espérons les compléter ultérieurement, et nous nous faisons un devoir de relater les cas d’hypertrophie splénique que uous avons traités ensemble.
RS
Avant d'aborder notre sujet, qu’il nous soit permis d'exprimer ici toute notre reconnaissance à notre maître, M. Lancereaux, qui nous a toujours témoigné la plus grande bienveillance.
Nous remercions MM. les docteurs Rouquette et Fournier-Bergeron (de Bône) à qui nous devons d’utiles renseignements.
Que M. le professeur Ball reçoive l’expression de notre gratitude pour l’honneur qu’il nous a fait en acceptant de présider notre thèse.