INTRODUCTION
À propos d’un cas de lipomes multiples symétriques observé dans son service, notre maître, le D' Gérard Marchant, chirurgien de l’hôpital Tenon, nous a engagé d'essayer un travail sur cette question, encore si obscure. |
Nous avons donc revu à peu près tout ce qui a êté écrit sur ce sujet en France, Allemagne, Angleterre, Amérique et Russie. Si nous avons trouvé beaucoup de faits éparpillés dans différentes publications, nous n’avons malheureusement pas d'explication universellement admise et pouvant être appliquée à tous les cas, si disparates et parfois si bizarres.
Il existe pourtant une théorie qui jouit d’une certaine vogue à l'étranger, une théorie non absolument prouvée,
mais qui a pour elle le mérite d’ingéniosité et de vraisemblance et qui est intéressante parce qu’elle tente de s’appuyer sur l’anatomie et la physiologie. Quoiqu'il en soit, nous avons cru utile d'attirer l'attention sur cette théorie et en général sur les explications tentées jusqu’à ce Jour pour élucider l’origine des lipomes. C’est donc cette question d’étiologie qui tient la principale place dans notre travail. Nous n’avons que très peu de choses à dire sur la symptomatologie, le traitement, la marche, questions du reste rarement intéressantes dans l'espèce.
Mais avant d'aborder notre sujet nous tenons à nous acquitter de la dette contractée envers ceux qui nous ont guidé dans nos études. C'est donc avec satisfaction que nous saisissons cette occasion pour exprimer publiquement uotre gratitude, tout d’abord, envers M. Gaucher, agrègé de la Faculté, qui ne s’est pas contenté d’être pour nous un excellent maître, mais qui a encore bien voulu nous donner des preuves de sa bienveillance et de son dévouement dans maintes circonstances. Que nos maitres, M. Barth, mêdecin de l’hôpital Broussais, M. le professeur agrègé Humbert, chirurgien de l'hôpital Ricord, M. le professeur Le Dentu veuillent bien accepter nos hommages respectueux. C’est avec un sentiment de profonde admiration que nous nous souviendrons toujours du cours professè à la Faculté par M. Bouchard et que nous avons suivi pendant troisans. Quenotre maître, M. Gérard Marchant, quinous a donné ce sujet de thèse et M. le professeur Straus qui nous a fait l'honneur d’en accepter la présidence, veuillent bien croire aux sentiments les plus sincères de notre reconnaissance.