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une perte de substance consécutive au processus ulcéreux, ou à l'élimination d’escarres. Tantôt l’agent pathogène traverse toute l’épaisseur des parois de l’appendice par l'intermédiaire des lymphatiques(lymphangite térébrante de Letulle), et contamine la séreuse, sans qu’on puisse constater aucune trace de perforation.

Les faits de foyers enkystés de péritonite suppurée et ceux de péritonite généralisée appartiennent surtout au premier mode d’infection, bien qu’on les ait constatées dans des cas où les lymphatiques avaient été la seule voie d’issue pour les micro-organismes (Poncet, Margery.)

Les faits de péritonite plastique fibrineuse ou adhésive appartiennent au second mode ; le cæcum, la terminaison de lintestin grêle et l’épiploon peuvent être agglutinés autour de l’appendice par un exsudat fibrineux, quelquefois très abondant, au centre duquel se trouve uné petite quantité de liquide louehe et fétide.

Quel que soit le mode d’envahissement, si la maladie suit son cours, la séreuse infectée s’enflamme et suppure, une péritonite s’est déclarée, qui peut être circonscrite, diffuse ou généralisée. Telle est la genèse de l’abcès périappendiculaire.

Dans la péritonite suppurée circonserite qui succède à la transformation purulente de l’exsudat d’une péritonite séro-fibrineuse et le plus souvent à la perforation de l’appendice, il se forme au contact de cet organe un premier abcès, de petit volume, encapsulé par des adhérences et contenant un pus épais, verdâtre ou brunâtre, d’odeur fécaloïde. Plus tard, tandis que le premier abcès augmente de volume, il se développe de petits foyers secondaires autour de lui. Bientôt ces formations purulentes se fu-

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sionnent en une collection unique, contenant une quantité de pus plus ou moins considérable et renfermée dans une poche à la constitution de laquelle contribuent le péritoine de la fosse iliaque et de l’excavation pelvienne, le cæcum, l'intestin grêle et les adhérences qui unissent ces différentes parties. Jalaguier a vu plusieurs fois l’abcès accolé à la fin du mésentère, en dedans et au-dessous du cæcum, derrière la terminaison de l’iléon.

Les adhérences qui limitent la poche purulente, tres fragiles quand elles sont jeunes, présentent une résistance remarquable quand elles sont le fait d’une crise antérieure. Le pus de labcès est séro-purulent ou purulent ; son odeur est souvent fécaloïde ; il peut renfermer des matières liquides on demi-solides et des gaz. L’appendice peut être observé adhérent au cæcum et baignant dans le pus ou accolé à une des parois de la poche; dans d'autres cas, 1l est complètement détaché du cæcum, et on le trouve en plein liquide purulent, tout entier ou divisé en fragments méconnaissables.

L’abces est géneralement unique dans la péritonite enkystée, mais il y en a quelqueïcis plusieurs. Leur siège est variable et dépend de la situation de l’appendice. Ce dernier occuperait normalement, d’après Clado, la fosse iliaque droite; il y serait placé verticalement suivant une ligne croisant les vaisseaux iliaques externes. Jonnesco fait varier la position de l’appendice par rapport au cæcum suivant plusieurs types :

1° Siège sous-cæcal(normal) : Appendice au-dessous du cæcum, suivant une ligne courbe dirigée le plus souvent à gauche ;

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