EN NES
Ia donc traversé le bras, en diagonale, passant dans ou sous le biceps. : à Il a pu atteindre et même dû alleindre le musculo-cutané et le cubital. LE
Phénomènes immédials. — 1° Flexion énergique de l'avant-bras. Ce n'est qu'après une intervention opéraloire datant du 1‘ février que des massages ont pu étendre l'avant-bras, mais son extension est encore limitée, et il forme avec le bras un angle de 160°.
2% Engourdissement de la main sur le bord cubital;
3° Dexalgie, qui paraît cependant n'être apparue que deux ou trois jours après la blessure et qui se localisa sur l’éminence hypothénar et le bord eubital de la main; ce
4° Paralysie complète du membre supérieur gauche (en dehors de la contracture du groupe fléchisseur de l'avant-bras), paralysie qui dura deux mois environ. Les mouvements sont revenus peu à peu d'abord dans l'épaule, puis le coude, enfin le poignet.
Le blessé à subi deux opérations : :
1° Le 4 janvier 1915 : « Ouverture d'un phlegmon à la partie interne et inférieure du bras et extraction d'éclats de balle ».
99 Le 4° février 1915 : « Extraction d'une chemise de balle et neltoyage d'un foyer de fraclure ancien de l'humérus droit. Drainage ».
En ce qui concerne la dexalgie, il faut noter celte particularité curieuse : la douleur brûlante à .été immédiate, mais ce n’est que quinze jours après l'opération que les émotions et les bruits exlérieurs ont provoqué la recrudescence des douleurs. Cette sensibilité aux causes provocatrices de la dexalgie est de plus en plus marquée.
Examen du 21 mai 1915 : La main est déviée sur le bord cubital. La 1'e phalange de l'auriculaire et de l'annulaire est élendue, la 2° fléchie, là 3° légèrement étendue; les 1"e et 2° phalanges de l'index et du médius sont fléchies, la 3° étendue; le dos de la main présente une légère marche.
Pouce : métacarpien étendu : 4"° phalange fléchie, 2 étendue ; d'où ‘aspect des doigts en baïonnette. re |
Épaule légèrement surélevée; effacement du creux sus-claviculaire ; élévation légère du sein.
Mouvements passifs de l'épaule gênés par une ankylose véritable.
La flexion du coude est réduite; elle s'accompagne de douleur (Lasègue cubital) qui se propage aux 5 et 4° doigts.
L'extension est légèrement réduite.
La supinalion est réduite, la pronation normale. Les mouvements du poignet sont inlacts. La flexion des doigts est de moins en moius marquée en allant du 2° au 5°; il en est de même pour l'extension.
Le coude est fléchi, la main très légèrement pendante, les doigts écartés, le pouce également, quoique peu.
Mouvements aclifs : L'épaule ne dépasse pas l'horizontale. Le coude ne dépasse pas l'angle droit: La supination et la pronalion sont incomplètes avec tremblements. La flexion et l'extension du poignet sont presque normales.
Les doigts peuvent fléchir leur 3° phalange.
Écartement à ressort des doigts.
. Pouce : Tous mouvements possibles ; l'adduction ne peut appliquer le doigt contre le bourrelet prédigital. L'opposition montre le phénomène de 5’à 2.
la résistance de l'épaule aux mouvements provoqués est faible; celle des autres articulations est à peu près normale; l’affaiblissement des doigts est nelte de 5 à 2.
La main n’a aucune force, le blessé ne peut pas même se servir de sa fourchette. |
Les muscles sont dans un certain élat de rigidité que l'on défait assez facilement par des mouvements provoqués en sens inverse.
Sensibililé : 1° Subjective : Dexalgie.
29 Objective : Anesthésie et hypoesthésie de la main et de l'avantbras avec décroissance habiluelle de 5 à 2. L'hypocsthésie remonte jusqu'au thorax qu'elle envahit jusqu'à la 7° côte en avant et en arrière. Au-dessous, il y a une très légère hypoesthésie de lout ce côlé droit. La sensibilité articulaire est perdue pour 5 et 4 et se récupère progressivement en allant vers le 2° doigt. La sensibilité osseuse est perdue pour les 5° et 4° doigts, pour les 5° et 4° mélacarpiens, pour Ja parie interne du carpe, et pour le cubilus jusqu'à l’olécräne.
Phénomène de la double sensibilité sur le bord cubilal de la main
et de l'avant-bras.
ST OQUEÉ
Douleur à la pression de la 1"° phalange, de moins en moins de 5 à 2. Douleur à l'entrée du filet de l'adducteur du pouce dans le muscle par pression à la face palmaire.
La pression de tout le trajet du cubital, au-dessus ou au-dessous du point lésé, du brachial cutané interne et des 2°, 3° et 4° inlercoslaux envoie un courant dans les 5° et 4° doigts; la zone SA où la sensation de courant est maxima, siège au niveau du 4° espace, au-dessus du sein; elle a la longueur d'un doigt et est large de 2 centimètres.
Phénomènes vaso-moteurs et trophiques habituels de 5 à 2.
Dans les crises de dexalgie, palpitations de cœur. Sueurs subiles du front aux mêmes moments. Quelques éblouissements avec brouilards devant les yeux. Les cheveux sont plus secs à droite ct tombent plus facilement. Rien à la langue.
Réflexes : Du membre supérieur droit, exagérés.
Rotuliens exagérés des deux côtés.
Abdominaux absents.
Crémaslériens : A droite abseut.
À gauche normal.
Plantaires : À droite, normal. 2 À gauche, affaibli.
OBsERvATION V (résumée).
Lésion du cubital au bras. Dexalgie violente. Période initiale sans contracture. Retour au front. Début de la période de la contracture névromateuse.
Paul V..., 32 ans, 73° d'Infanterie.
Blessé le 30 août 1914 d'un éclat d'obus au bras droit etau pouce gauche. Cette dernière blessure n'a pas d'intérêt.
On remarque sur la partie interne du bras, juste au-dessus de l'épitrochlée, une déchirure en demi-cercle partant du bord interne du tendon du biceps au niveau du pli du coude et se prolongeant jusqu’à la gouttière épitrochléo-olécrânienne.
Le phénomène immédiat le plus saillant a été une dexalgie extré-
ut STE yen
DEA EL mement'violente ressentie sur le bord intérne de la main et de l'auriculaire.
Cette douleur était si vive que le soldat crût qu'il était blessé à la main et qu'il allait mourir. Il s'affaissa; puis se rendit au poste de secours, forcé de s'arrêter tous les 100 mètres tant il souffrait.
Ces douleurs ont duré quatre mois environ avec une violence extrême : c'étaient des fourmillements brûlants. Elles avaient tous les caractères de la dexalgie. Elles persislaient dans le sommeil et réveillaient le blessé en sursaut, mais le plus souvent elles provoquaient l'insomnie.
Ces douleurs dominaient tellement la scène morbide que lorsqu'elles se furent alténuées, au bout de quatre mois et demi, le blessé fut renvoyé sur le front; mais la dexalgie reparul aussi violente qu'au début, nécessitant une seconde évacuation.
Examen du 29 juin 1915. — La dexalgie persiste, continuelle, avec exacerbations sous l'influence des émotions, de la chaleur, des bruils imprévus. Lors de ces crises, le bord cubital de la main et le petit doigt deviennent très rouges, presque noirs.
À 9 centimètres au-dessus de lépitrochlée, névrome volumineux du cubital, mobile dans les mouveinents d'extension et de flexion de l'avant-bras et lrès excitable. Son excitation produit un courant jusqu’au bord cubital de la main, courant qu'une ligature à l'avantbras ne fait que diminuer, que la compression dans: la goutlière épitrochléo-olécrânienne arrête à peu près complètement, comme la compression du nerf au poignet.
Ce courant se développe aussi par les mouvements de l'avant-bras
‘sur le bras qui excitent le névrome contre les aponévroses.
Les mouvements de l'épaule sont normaux; ceux du bras un peu réduits. La supination el la pronation sont incomplètes, demandent de grands efforts el sont douloureuses.
La main a l'attitude typique du début de la période névromateuse.
Les tendons des extenseurs sont saillants, et l'on voit entre eux les interosseux très atrophiés. û
Le petit doigt a ses deux dernières phalanges fléchies; le blessé dit lui-même et spontanément que lorsqu'il est reparti pour le front, le pelit doigt n'élait pas fléchi ; celle posilion est venue peu à peu. Le
doigt est écarté de l'annulaire, et dès qu'on l'en rapproche il s'en éloigne brusquement (écartement à ressort). L'annulaire est également écarté du médius. La main est déviée vers le cubitus.
Tous les autres symptômes des lésions cubitales à la période iniliale des contractures névromateuses sont au complet. Ils obéissent à la règle de 5 à 2.
La sensibilité objective suit la même règle.
Une lésion ancienne de la jambe droite rend sans intérêt la recherche des réflexes.
OBSERVATION VI (résumée).
Blessure du cubital au bras. Période initiale et période de la contracture névromateuse.
Auguste C..., 32 ans.
Blessé à La Fère-Champenoise, le 9 seplembre 1914, d’éclats d'obus et de balles de echrapnell à divers endroits du membre inférieur droit. La seule blessure qui nous intéresse ici a porté à la partie inférieure de l'humérus droit sur son condyle interne; elle à été occasionnée par une balle de schrapnell qui est allé se loger dans la goutlière épitrochléo-olécrânienne; elle a été extraite, le 25 septembre 1914, à Angers. |
Cette blessure a été très douloureuse et cette douleur a-retenti sur le bord interne de l'avant-bras et les deux derniers doigts; ceux-ci Jui ont paru aussitôt « énormes, gros comme l'avant-bras », sensation qui persiste encore aujourd'hui (1° juillet 1915).
Examen du 15 janvier 1915.:— La cicatrice est adhérente aux plans profonds, très douloureuse à la pression qui éveille un.couraut le long de l'avant-bras et des 4e et 5e doigts. Il en est de même pour le frôlement de la peau de la région épilrochléo-olécrânienne.
Le blessé se plaint de douleurs dans l'articulation scapulo-humérale droite, « comme quelque chose qui le ronge », et de douleurs semblables dans les articulations mélacarpo-phalangiennes des trois derniers doigts. Au coude et le long du bord interne de l'avant-bras, douleurs en forme de courant électrique éveillées très souvent au
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moindre mouvement; le névrome est, d'ailleurs, extrêmement sen-
sible. 5
Les mouvements passifs de l'épaule sont normaux; l'extension de l’avant-bras est un peu réduite, la flexion l'est davantage. On mohilise les 4° et 5° doigts, non fléchis, mais ils présentent un peu de raideur.
La résistance de tous les segments est.Lrès diminuée.
Les mouvements actifs de l'épaule sont gênés, ceux de l'avant-bras davantage; la pronalion et Ja supinalion sont possibles, mais maladroites, pénibles et éveillent des douleurs dans le coude. Tous les mouvements du poignet sont pénibles et le malade fait de grands efforts pour les exécuter. La main est déjetée sur le bord cubital, et quand on la place en abduction, elle retourne à sa position première.
Les mouvements des doigts sont difficiles suivant la règle de 5 à 2.
La main droite est plus froide, cyanosée sur son côté interne.
Les troubles de la sensibilité objective obéissent au 5:à 2, aussi bien pour la sensibilité superficielle que pour la profonde et l'osseuse.
En somme, au 15 janvier 1915, les symptômes sont ceux d'une lésion haute du eubital, avec un névrome très sensible, moyennement excitable et qui fait prévoir l'apparition prochaine des contractures.
Elles sont constituées à l'examen du 98 mars 1915. Dans l'intervalle, le blessé a été faradisé avec une électrode dans le dos et une autre sur le bord cubital de l'avant-bras; le courant étend le médian
et l'index et place la main en légère extension; il n’a aucun effet sur...
les autres doigts.
Examen du 28 mars 1915. — Le bras est écarté du tronc, l'avantbras est en demi-pronation, le coude un peu fléchi.
Les tendons des extenseurs et dés fléchisseurs sont saillants.
Pouce : Mélacarpien en extension; Îre el ® phalanges fléchies ; l'espace interosseux est comblé en quelque sorte par la Lension de sa peau, de sorte que l’atrophie du 1% interosseux, bien que considérable, n'est pas visible.
Index : Porté en adduction, de sorte que son articulation mélacarpo-phalangienne forme un angle oblus ouvert en dedans; la 1re phalange est un peu fléchie; la-2° et la 3° le sont davantage.
Po Re
Médius : Également en adduction, mais surélevé par rapport à l'index; il en recouvre le bord interne en cachant le Liers environ.
Annulaire : La 4 phalange est très légèrement étendue sur le métacarpe; les deux autres sont légèrement fléchies.
Auriculaire : Mêmes attitudes, mais la {r° phalange est plus étendue et prend l'apparence de la griffe.
L'index et le médius sont accolés ; l'annulaire est sortie en adduction et séparé du médius; l'auriculaire est en adduction extrême. Si l'on rapproche ces doigts du médius, ils reviennent immédialement à leur position habituelle (écartement à ressort).
La main paraît en adduclion, mais c'est une illusion due à l'adduclion de l’auriculaire et à l'atrophie de l'éminence hypothénar.
A la mensuration, les épicondyliens paraissent hypertrophiés, autre illusion due à leur contracture.
Depuis un mois et demi, l'aisselle sue beaucoup plus qu'à gauche.
Les mouvements sont devenus plus difficiles dans tous les segments du membre supérieur droit.
La sensation de courant est éveillée aux mêmes points que précédemment. Il n° y a pas de zone SA, ni d'extension de l'irritation aux parlies supérieures du nerf.
Les troubles de la sensibilité sont restés ce qu'ils étaient à l’avantbras et au dos de la main; mais à la face palmaire, l'hypoesthésie a été remplacée par de l'hyperesthésie. Mais cette hyperesthésie est fonction de la double sensibilité, car elle n'existe pas si l’on pique, sans héurts, un pli de la peau.
Tous les réflexes lendineux sont exagérés au membre supérieur droit; à gauche, ils sont normaux. Des deux côtés, les rotuliens et les achilléens sont extrêmement vifs, les plantaires absents, les cré-: mastériens et les abdominaux normaux.
RE
OBSERVATION VIT (résumée).
Blessure basse incomplète du cubital. Association de lésion du brachial cutané interne. Contracture d'amont. Dexalgie, Zone SA. Modifications au syndrome cubital par intervention du brachial cutané interne (Zone MA, chute de l'épaule, extension parétoesthésique),
Emile N..., 2% ans, 6° régiment d'infanterie, blessé le 29 août 1914 à Saint-Quentin par une balle de fusil entrée à la face antérieure de l'avant-bras gauche sur le bord interne du cubital antérieur, à 8 centimètres de l'interligne du coude, et sortie à 12 centimètres de cet interligne à la face post de l'avant-bras gauche, à peu de distance du bord cubital.
Le cubital et aussi le brachial cutané interne ont été lésés.
Phénomènes immédiats : 1° Douleur vive à l’avant-bras gauche et aux (rois derniers doigts.
2° Flexion de ces 3 doigts dans la paume, position qu'ils ont gardée depuis lors.
. Examen du 13 mai 1915. — Les 3 phalanges du médius, de l'annulaire et de l'auriculaire sont fortement fléchies dans la paume ; celte flexion s’est développée et complétée peu à peu; à un premier examen, fait dans un service étranger, on a noté que les trois dernicrs doigts'étaient fléchis de telle sorte que la pulpe était séparée de la paume d'un centimètre et demi. Il est probable que l'aggrava- Lion de la contracture est due à l'application de courants faradiques fait trois fois par semaine du mois de novembre 191% au mois de février 1915. .
Le blessé, ressent deux sortes de douleurs : tout d'abord la dexalgie avec sa localisation et ses caractères habituels; ensuite une douleur de tiraillement qu'on provoque par essai de réduction de la flexion des doigts, mais qui apparaît aussi spontanément quatre ou cinq fois par jour. Elle part de.la: cicatrice d'entrée, file le long du bord “interne de l'avant-bras et va dans les 5° et 4° doigis, parfois la 3° jusqu’à leurs extrémités: we
Les mouvements de l'épaule, du, bras el de l’avant-bras ont leur