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amplitude normale, mais ils sont sans résistance. Les mouvements du poignet sont plus difficiles, surtout l'extension; les efforts que fait le blessé pour exécuter ce dernier mouvement sont très gênés par Ja douleur qu'ils prosoquent à l'avant-bras,
La, main:.et. les doigts présentent les symplômes habilucls des lésions cubilales::- 1:
Les (roubles de‘la sensibilité objective, les troubles vasô-moteurs et trophiques existent et suivent la règle du 5 à 2.
Le ‘membre supérieur lout entier, le moignon de l'épaule ct le Lhorax eh avant jusqu'au 5° espace, en arrière jusqu'au même niveau sont hypoesthésiqués. Tout'le bord-interne du Dre jusqu à à l'aisselle est complèlement anesthésique.
‘Zone SA dans le 3* éspace intercostal, se prolongeant dans l'aisselle où elle va rejoindre Ja zone MA. Là pression de la zone SA détermine un courant qui va jusqu'aux extrémités des 5°et 4 doigts.
Epaule gauché ‘très abaissée, sein affaissé; ‘omoplate gauche effacée. Aux mouvements de l'articulation scapulo-humérale, douleurs et craquermñents.
La pression des cicatrices antérieure et postérieure, de la peau qui recouvre le cubilal antérieur, et du muscle lui-même envoient un doûble courant, ascendant-et descendant; celui-ci va dans les 3°, 4° ct'mème 3e us le Courant ascendant, moins violent, vä ARS däns l'aisselle :
» Là pression au-dessus de la cicatrice développe ces mêmes courails, mais alors l'ascendant est plus fort, le descendant étant pèse que insensible. ke
La ligature au-dessous de la lésion arrêle le courant descendant sans le faire absolument disparaître; la ligature au-dessus, ou mieux la compression Cubilale dans la gouttière épitrochléo-olécrânienne + où dans l'inlerstice musculaire arrête complètement le courant ascendant. ‘Le: pincement du brachial culané intérne à lravérs la pen ne l'arrête pas. ;
‘ L'excilalion du Ai dans la GOuRe èré envoie un courant dans les deux sens. $
Réflexes : Du membre supérieur, exagérés à gäuthe. Rôluliens et achilléens vifs des'deux côtés; ‘plantaires absents. Crémastériens et abdominaux normaux.
OssenvarioN VII (résumée).
Lésion basse complète 4 CHA Exception apparente à li loi de la ! . contracture d' amont (ilacération neue)
Henri H..., 24 ans, 329 infanterie, Blessé, le 17 décembre 1914, par une balle de fusil entrée sur le bord postéro-interne de l'avantbras droit; elle est sortie à la face antérieure en brisant le cubitus: l'os à éclaté; des fragments ont été lancés à distance en dilacérant les musclês. « IL y avait, dit le blessé, un trou à fourrer lé poing ». Il a enlevé lui-même, aussitôt blessé, un certriin nombre ‘dé ie fragments osseux. 1 Ps SES OEM
La flexion des 5e et 4° doigts n'a pas été immédiate; elle a coinmencé-à se produire quinze jours environ après la blessure ét sie s'est faite peu à peu.
Actuellement, les deux dernières phalanges sont fléchies, la 1'° restant dans l'axe de la main. :
Les symplômes sont'en général ceux des lésions cubilales sans intérêt particulier. |
Les 5° et 4° doigts présentent quelques mouvements de flexion:
Pas de sensalion de courant, quel que soit le on exciLlé ‘ui unorf ou des muscles.
: Un phénomène du plus haut intérêt est'la présence d’une Fine neuse hernie musculaire au-dessus de la plaic.
Opéré au mois de juin 1915, on a pu se convaincre des lésions musculaires qui se reconstiluaient par tissu fibreux, et de la section totale du nerf cubital. <
OsservATION IX (résumée).
Blessure du cubital entre les deux groupes de filets antibrachiaux du nerf. Faible contracture d’amont : flexion facilement réductible des Be et 4 doigts. Syndrome pur, sans extension.
Lucien R..., 22 ans, 49° de ligne, blessé le 26 septembre 1914, à Oulche, d'une balle de fusil entrée au côlé postéro-interne de l'avantbras à 9 centimètres de l'épitrochlée, et sortie à la face antérieure du
bras, à 6 centimètres au-dessous du pli articulaire, près de la ligne médiane.
Phénomènes immédiats : 1° Sensation d'arrachement du bras et vibration électrique étendue des 4° et 5° doigts jusqu'à l'épaule dont il a souffert pendant un mois et demi environ; Bi
20 Flexion des 5° et 4° doigts.
Examen du 6 mars 1915. — La flexion de ces doigts n'est pas rigide, on étend facilement les phalanges; ils sont d'ailleurs susceptibles de faibles mouvements d'extension et de flexion, l'annuaire davantage que l'auriculaire. Très légère flexion à ressort, très légère saillie des tendons dans la paume.
L'adduction el l'abduction des deux derniers doigts est impossible, celle du médius paraît exister bien que moins marquée que celle de l'index, mais si lon empêche les doigts de s'élever, l’'écartement est nul. Escaliers digitaux habituels.
Le pouce conserve tous ses mouvements, mais ne peut s'appliquer avec force contre le bourrelet pré-digital.
Mouvement.de l'épaule, du bras et de l’avant-bras normaux. Mouvements du poignet réduits et pénibles.
Réflexes, tous normaux. j te
Pas de sensalion de courant à la pression de la cicatrice et au point lésé du cubital. Pas de névrome appréciable.
Troubles habiluels de la sensibilité objective, superficielle, Dinraide et osseuse.
La pression sur l'éminence hypothénar fait naître une sensation de courant qui remonte jusqu à l’épitrochlée, et qu'une ligature à l'avant-bras arrêle net jusqu'à elle. En même temps courant dans l'index, le médius et l’annulaire que la pression en masse des doigts atténue.
Le 5 à Zesl Lrès nei chez ce blessé et tous les phénomènes morbides, spontanés ou provoqués lui obéissent.
ae - OBSERVATION X (résumée).
Double lésion du cubital. A gauche, lésion basse : contracture d'amont; flexion des trois doigts internes; dexalgie. Pério2e de la contracture névromateuse : griffe jugulée par la contracture d'amont. A
. droite, lésion haute : pas de contracture d’amont. À
Jean-Baptiste M..., 22 ans, 49° d'infanterie. Blessé le 23 août 1914 à Gozé (Belgique), d'une balle de fusil entrée sur le bord'cubital de l'avant-bras gauche, au liers supérieur,et sortie à.la partie moyenne de ce même bord, à la limite du cubital antérieur.
Phénomènes inimédials : 1° Vive douleur sur Lout le trajet du cubital de l'aisselle aux 5°, 4 et 3° doigts; ces douleurs ont persisté pendant deux mois. ie
2° Flexion dés 5°, 4 et 3° doigts.
: Examen du 29 mars 1915. — Dexalgie, exclusivement nocturne, ressentie dans les espaces inlerosseux, de l'articulation métacarpophalangiènne au poignet, et diminuant du bord cubilal au 3° métacarpien. Cette dexalgie est très exacerbée par le froid et disparait lorsque le blessé réchauffe sa main.
La flexion des trois doigts inlernes est rigide et irréductible.
: Cependant les extenseurs sont contracturés ; le pouce est en abduction, l'index en exlension forcée; l'épaule et le sein gauche sont surélévés ; la main en pronation forcée, l'omoplate en dehors.
. Les: groupes épitrochléen et épicondylien sont en état de contracture qu'on peut vaincre par des mouvements contrariés.
‘:: Symptômes habituels deslésions cubitales ; 5 à 2 pour tous les phénomènes morbides.
L'épaule qu'il relevait difficilement « s'est décollée » depuis un mois et demi, c'est-à-dire depuis que la contracture est apparue et que l’aisselle sue davantage. s
Douleur de tiraillement quand on essaie de réduire la flexion des doigts.
La pression de l'apophyse styloïde du cubitus est Héeremônt douloureuse et envoie un courant dans l'éminence hypothénar et le
Roux )
4 doigt. La pression de l'éminence hypothénar envoie également un courant dans ce doigt.
Inversement, la pression du 4° doigt envoie un courant à l'apophyse styloïde du cubitus.
Le frôlement de la face interne du bras fait naître un courant qui descend dans les 4° et 5° doigls. La piqûre de celte région produit une vive douleur (bien qu'elle soit anesthésique à la piqüre lente : phénomène de la double sensibilité) et envoie un courant jusqu'au coude. | :
Il est remarquable que ces divers courants n’aillent jamais au petit doigt et que, d'autre part, il ne soit jamais douloureux.
La sensibilité objective présente quelques particularités : outre les dispositions du à à 2 habituelles au cubital, Lout le côté gauche du : corps est hypoesthésié. Toute la zone du brachial cutané interne ést anesthésique, y compris la zone MA à la face postérieure.
Le membre inférieur gauche est plus faible que le droit, Il se fatigue plus vite; on étend, on fléchit facilement, malgré la volonté du malade, la cuisse, la jambe et le pied.
- Tous les réflexes sont normaux, sauf les plantaires absents.
En même temps que sa blessure à gauche, M... a recu une balle sur le bord interne du bras droit, à 2 centimètres de ADRFRQNEe avec élimination d° esquilles.
Au moment même de cette blessure, sensation douloureuse avec irradiation dans l’auriculairé et l'annulaire. Il est demeuré deux mois complètement anesthésique des 5° et 4e doigts.
Examen du 29 mars 1975. — Pas de flexion des doigts, il n'y en à jamais eu. Tous phénomènes sensitifs et moteurs des lésions hautes du cubital, mais alténuées. Tous ces phénomènes obéissent au 5 à 2.