‹ Des lois de la contraction dans les lésions traumatiques des nerfs périphériques et particulièrement du nerf cubitalChapitre 20 sur 20 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Les contractures qu'on observe dans les lésions des nerfs périphériques sont immédiates où tardives; les premières abéissent à la Los de la contracture d’amont, les secondes à la Loi de la contracture névromateuse. ts 2° La loi de Ja contracture d’amontia été formulée ainsi; « La lésion d'un nerf en aval des muscles qu'il actionne se traduit par la contracture immédiate et durable de ces muscles »: 3° La loi de Ja contracture névromateuse a été formulée ainsi : Le névrome excile el contracture les muscles dont l’innervation provient des mêmes racines que le nerf sur lequel il se développe; Secondairement ét avec moins de force, les autres groupes musculaires, d'autant plus que leurs racines sont plus rapprochées des précédentes; Provoque l'hyperr'éflechivité tendineuse et lhyporéflectivité cutanée. A ° Les contractures névromateuses ne se montrent donc que conjomtenient à des névromes, par conséquent plus ou moins Jonglemps après la blessure. D 5° Ces contractures sont progressives et évoluent en Élastbrs phases. À leur première, elles ne se décèlent que par la gène des mouvements: à leur dernière, elles sont irréductibles :et fixent les membres dans des attitudes commandées par l’action des groupes musculaires contraclurés:

Les névromes développés au point traumatisé du ‘nerf donnent naissance, lorsqu'on les excite, à une sensation de cou: rant éléctrique ressentie par les sujets tout le long du nerf et

jusqu'à ses extrémités. Cette sensation, expliquée jusqu'ier par la loi de Müller, est arrêtée par la compression du nerf au-dessous de sa blessure, ce qui parait montrer qu'elle à quelque chose d'objectif que n'interprète pas la loi de Müller.

L'excitation des névromes peut développer encore des courants ascendants: leur constatation démontre l'extension des processus pathologiques développés dans les nerfs lésés au-dessus de la blessure, c’est-à-dire vers la moelle.

En ce qui concerne le nerf cubital notamment, l'étude des névromes et de la sensibilité pathologique des nerfs brachial culané interne et 2° et 3° intercoslaux.fait reconnaitre fréquemment la participation de ces nerfs au processus irrilatif. Elle permet de prévoir l’imminence des contraclures.

7° Les lois des contractures ci-dessus énoncées, la connaissince des phénomènes développés par l’excitalion des névromes, la notion de l'extension vers la moelle, à travers les nerfs lésés et les nerfs auxquels ils s’anastomosent, des processus irritatifs, sont dus au docteur Maurice Ducosté. Nous avons fait des recherches de contrôle sur les lésions traumatiques du cubital.

8° Les lésions du cubital obéissent à la loi dé la contraeture d'amont. En effet, lorsque le nerf est touché en aval des filets qu'il donne aux muscles cubital antérieur et fléchisseur profond, ces muscles se contracturent; lorsque la blessure porte au-dessus ils sont paralysés. Dans le premier cas, l’auriculaire et l'annulaire se plient dans la paume de la main; dans le second, ils restent étendus ou dans une position d'équilibre

9 La loi de la contracture névromateuse est entièrement confirmée par l'étude des lésions du eubital. Les névromes du cubital:sont très sensibles, et l'extension de bas en haut des altérations du nerf est très facile à saisir. On peut prévoir les contractures et on les voit se constituer. “

La grilfe cubitale se développe à cette période. Elle est due à la contracture des groupes musculaires innervés par les mêmes . racines que le cubital, c'est-à-dire par la même colonne médullaire. .

La griffe cubitale peut manquer lorsque le névrome ne se

développe pas ou n'a pas de propriétés excilatrices; elle n'est jamais immédiate, mais tardive et progressive.

Elle ne peut se constituer qu'à la faveur de contractures et non par la rupture d’équilibres musculaires consécutivement à la paralysie des interosseux.

10° Nos observations nous ont encore révélé : l'extension des parésies et des hypoesthésies dans les lésions du cubital; la constante de troubles de la sensibilité beaucoup plus étendus que ceux de la formule classique; la fréquence relative de la dexalgie ou douleur brûlante siégeant à l’avant-bras et à la main; la participation du grand sympathique, à la période du névrome, dans les atteintes du cubital même très basses; le « 5 à 2 », c'est-à-dire la règle de la diminution progressive de tous les phénomènes morbides du 5° au 2° métacarpien, du 5° au 2° doigt, du bord interne au bord externe de l'avant-bras.

Vu, BON A IMPRIMER :

Le Président de la thèse, Vu : Le Doyen,

Page 1