‹ Des lois de la contraction dans les lésions traumatiques des nerfs périphériques et particulièrement du nerf cubitalChapitre 5 sur 20 · ÉTÉ A · texte numérisé non relu

ÉTÉ A

uns les autres, ils considèrent la fameuse griffe comme constante et caractéristique des lésions cubitales. Or, il est loin d'en être ainsi. En outre, la flexion immédiate des 4° et 5° doigts dans les lésions basses du eubital et la loi qui régit cette flexion avaient jusqu'ici complètement passé inaperçues. Les contractures à la suite des lésions eubitales n'avaient pas, non plus, été reconnues, etc. |

Nous ne pensons pas pouvoir mieux faire que de reproduire tout d’abord in extenso le résumé de la première communication de M. Ducosté tel qu'il a paru dans la Gazette hebdomadaire des sciences médicales de. Bordeaux. H est nécessaire, en effet, de bien fixer les idées sur ces faits entièrement nouveaux, et il y aurait peut-être pour ceux qui nous liront quelque difficulté à se reporter à l’article de la Gazette.

Nous indiquerons ensuite les principales conclusions de la seconde communication du même auteur sur les lésions traumatiques du cubital.

Un troisième chapitre contiendra les notions classiques admises avant l'apparition des travaux qui servent de base à notre thèse par les auteurs les plus récents, les professeurs Grasset et Rauzier, Pitres et Vaillard, Marie, Déjerine.

Notre contribution personnelle à l’éclaircissement de la question sera constituée par un chapitre d'observations que nous avons recueillies nous-même avec le plus grand soin CHI le service du docteur Ducosté.

Quelques notions suceinctes sur l'anatomie du eubital ne seront pas inuliles ici. Nous les restreignons à ce qui est essentiel à à la compréhension des faits cliniques.

Le nerf cubital, qui reçoit ses fibres de la 8: cervicale et de la 1"° dorsale, et peut-être aussi pour une faible part de la 7° cervicale, ne donne au bras aucune branche collatérale, sauf un petit filet articulaire et ligamenteux pour le coude.

Dès son arrivée à l'avant-bras, parfois même dans la gout-

tière épitrochléo-oléérânienne, ilabandonne deux filets à.l'artieulation du coude et -des filets aux muscles qu'il tient sous sa dépendance, c'est-à-dire le cubital antérieur et les deux chefs internes du fléchisseur- profond.

Le point d'où ces filets se détachent a, nous le verrons, une certaine importance clinique : un premier groupe naît tout à fait au sommet de l'avant-bras entre les deux chefs du cubital antérieur; un second, et c'est généralement un filet unique, se détache au tiers supérieur de l'avant-bras et, après avoir innervé le cubital antérieur, longe la face externe du fléchisseur commun jusque vers son tendon.

Au tiers moyen de l'avant-bras, le cubitat émet une branche culanée qui innerve la peau du tiers inférieur de l’avant-bras et de l'éminence hypothénar; cette branche se détache plus souvent du rameau fourni par le cubital à l'artère homonyme que du tronc même du nerf. Elle s'anastomose toujours aux environs du poignet avec le brachial cutané interne, parfois par un filet volumineux (rameau anastomotique de Cruveilhier).

Au même niveau que la branche précédente, se sépare du cubital la volumineuse branche cutanée dorsale de la main qui, après s'être anastomosée avec les deux branches terminales du radial, innerve la moitié interne du dos de la main et donne les collatéraux dorsaux des 5° et 4° doigts et le collatéral dorsal interne du médius.

Les branches terminales sont au nombre de deux : la branche palmaire superficielle, à peu près exclusivement sensitive, innerve la face palmaire du petit doigt et de l’annulaire et la région correspondante de la paume. Les rameaux vont jusqu'aux extrémités des 4° et 5° doigts, tandis que les collatéraux dorsaux n'iraient que jusqu’à la base de la 1° phalange de l'annulaire et du médius.

La branche palmaire superficielle s'anastomose avec le médian.

La seconde branche terminale (branche palmaire profonde), exclusivement motrice, innerve les muscles de l'éminence hypothénar, tous les interosseux, tous les lombricaux, sauf les deux

externes laissés au médian et concurremment avec le médian, le court adducteur du pores Il inn'erve encore le chef interne du court fléchisseur ; il s'y anaslomose avec le médian.

Cette branche s'anastomose aussi avec le nerf interosseux postérieur, branche du radial.

Ces données anatomiques permettent de délimiter les fonctions motrices du cubital. Par le cubilal antérieur, il agit sur la flexion de la main qu'il enroule en quelque sorte sur elle-même jusqu’à ce que sa face palmaire regarde en haut: par le fléchisseur profond et les muscles de l’éminence hypothénar, il tient sous sa dépendance la flexion de la 2° phalange de l'auriculaire. et de l'annulaire et l'adduetion du petit doigt; par les interosseux et les lombricaux, il écarte et rapproche les doigts, il plie leur 1" phalange et étend les deux autres; par l'adducteur et le le court fléchisseur du pouce, il porte ce doigt en adduction.

Nous avons vu que le cubital s'anastomose avec le médian (une autre anastomose existe à la partie supérieure de l’avantbras) avec le radial et le brachial cutané interne. Il est bon dé faire remarquer (nous en retrouverons les applications en clinique), que ce dernier nerf s'anastomose avec son accessoire et que celui-ci, par l'intermédiaire de l’intercosto-huméral, est relié aux 2° et 3° intercostaux. |

Enfin, il ne sera pas inutile de noter ici que c'est au niveau de l'entrée, dans la moelle des C'" et D' que commence la: colonne sympathique dorsale et que les origines des filets symthiques de l'appareil cardio- aortique sont au niveau de D', D? el Dr: :

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